Actualisé 04.02.2009 à 20:40

«Globes de cristal»/Delarue

Yamina Benguigui juge l'incident «clos»

Clap de fin sur un incident qui a marqué la 4e édition des Globes de cristal lundi soir au Lido de Paris: l'un des maîtres de cérémonie Jean-Luc Delarue a présenté mercredi ses excuses pour les propos qu'il a tenus envers la principale intéressée, la documentariste Yamina Benguigui.

La réalisatrice juge désormais l'affaire «close».

Dans un communiqué transmis mercredi à l'Associated Press, Louisa Maurin, organisatrice de la cérémonie, a souligné que la société Paulimaxi, productrice de l'émission diffusée sur France 3, tenait à préciser qu'elle n'était «en aucun cas responsable du comportement de M. Delarue envers la réalisatrice Yamina Benguigui, le président du jury Jacques Attali, ainsi que les autres personnalités de l'émission».

«M. Delarue a souhaité travailler avec ses équipes habituelles, que ce soit en coulisses ou à travers l'oreillette, ce n'est donc pas la «production», qui aurait manqué de vigilance face à ses interventions et commentaires», ajoute le communiqué. «Ses propos et sa façon de présenter l'émission n'engagent que lui».

Des propos de Jean-Luc Delarue qui ont stupéfié l'assistance, quand il a offerte à la lauréate Yamina Benguigui de porter sa récompense, son «Globe (de cristal)», ou «ses globes» (en référence à la poitrine de la réalisatrice, NDLR).

«J'ai été choquée en tant que femme par ces propos, vu l'élégance (de Jean-Luc Delarue) et les multiples compliments qu'il a régulièrement faits sur mon travail», a expliqué mercredi Yamina Benguigui à l'AP. La documentariste a cependant souligné que l'animateur et producteur s'était entretenu avec elle mardi au téléphone pour savoir «comment réparer» ses écarts de comportement.

Ce qu'il a fait sur les ondes de RTL mercredi: «Je ne me reconnais pas dans ce qui s'est passé lors de cette cérémonie avec Yamina Benguigui. Sur le moment, je voulais revenir sur ma phrase pour m'excuser, mais dans la coulisse, on m'a demandé de ne pas le faire. J'aurais dû m'écouter et le faire», a-t-il dit.

«Pour moi, il y a eu un incident: j'en ai fait une affaire d'honneur et de dignité», a souligné Yamina Benguigui, qualifiant Jean-Luc Delarue d'``homme de parole», et estimant «l'affaire désormais close».

Jointe mercredi au téléphone par l'AP, Isabelle Adjani, récompensée pour «la Journée de la jupe» lors de la cérémonie, s'est dite «choquée», évoquant «des propos inqualifiables visant une femme (...) tel un objet qu'on pourrait toucher à sa guise».

«Vu le délire», l'actrice aux quatre César et aux deux nominations aux Oscar dit avoir voulu jouer «la carte de la dérision» et «du second degré».

«En fait nous étions tous désolés pour lui (Jean-Luc Delarue) avant d'être effondrés nous-mêmes. Yamina (Benguigui) est une belle femme, et sous ce prétexte, n'aurait-elle pas le droit de porter de jolis décolletés?».

Les deux récipiendaires étaient vêtues de robes du soir Max Chaoul, Isabelle Adjani ayant fait ajouter un maquillage original dit «spray».

Contacté par l'AP mercredi, le service de presse de France-3 a reconnu «les difficultés à gérer un direct 'en léger différé»', et rappelle que le choix des deux maîtres de cérémonie s'est fait en accord avec l'organisation des «Globes» et que la chaîne, en tant que diffuseur, n'était pas en mesure d'intervenir directement sur le conducteur de l'émission. (ap)

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