Football: Yann Sommer: «La deuxième mi-temps nous redonne de la confiance»

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FootballYann Sommer: «La deuxième mi-temps nous redonne de la confiance»

Frustrés par la première période, les joueurs de l’équipe nationale veulent surtout retenir la seconde partie de la rencontre contre l’Espagne, perdue 1-0. Le moment où elle a osé.

par
Valentin Schnorhk
(Genève)
Yann Sommer garde un ressenti positif de cette défaite 1-0 contre l’Espagne.

Yann Sommer garde un ressenti positif de cette défaite 1-0 contre l’Espagne.

BASTIEN GALLAY / LPS

Dans tout marasme, il peut y avoir des éléments positifs à retenir. La Suisse ne vit pas encore la crise, mais elle avait bien besoin d’un ou deux éléments rassurants. Malgré la défaite 1-0, la seconde période contre l’Espagne lui en a offert: «Notre première mi-temps n’était pas belle du tout, nous manquions de courage, analyse Yann Sommer. En deuxième période, en revanche, nous avons pris plus de risques, nous avons cherché à presser. Ça, ça a toujours été notre jeu.» Et cela a tranché avec les deux premières défaites, en Tchéquie et au Portugal.

«Nous avons changé de système à la mi-temps, histoire de mettre un peu plus sous pression Sergio Busquets, détaille Michel Aebischer, qui était aligné dans l’entrejeu. Le fait d’être plus haut a permis de récupérer la balle plus près du but adverse. Ce soir, nous avons bien défendu, nous nous sommes montrés solidaires, et c’est ce qui compte. Cela nous permet de montrer qu’on vaut bien mieux que ce que nous avons montré jusque-là.»

«En deuxième période, nous avons pris plus de risques, nous avons cherché à presser. Ça, ça a toujours été notre jeu»

Yann Sommer, gardien de l’équipe de Suisse

Il y a de quoi en profiter et s’en imprégner pour la suite. Yann Sommer veut y croire: «Il est évident que quand tu perds deux matches, la confiance n’est pas à 100%, mais cette deuxième mi-temps nous en redonne, et c’est un aspect positif, se convainc le gardien de l’équipe nationale. Même s’il est clair qu’avec 0 point en trois matches, nous ne sommes pas contents, nous ne pensions pas nous retrouver dans pareille situation.» La Suisse doit maintenant composer avec.

Et construire sur la «grosse frustration», évoquée par Vincent Cavin, l’assistant de Murat Yakin. Contre le Portugal dimanche, l’occasion sera en tout cas belle de laver l’affront du 4-0 de dimanche dernier. À condition, sans doute, de garder la même audace.

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