Football: Yann Sommer: «Stephan ne va jamais lâcher»
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FootballYann Sommer: «Stephan ne va jamais lâcher»

La gardien de la Nati est revenu sur la décision turinoise d'écarter Lichtsteiner de la Ligue des Champions.

Yann Sommer à son arrivée à Feusisberg.

Yann Sommer à son arrivée à Feusisberg.

photo: Keystone

«Nous avons trouvé notre style, notre jeu en France. L'expérience vécue au mois de juin doit nous pousser vers l'avant.» Il le reconnaît volontiers. De l'Euro, Yann Sommer n'en veut garder que les meilleurs souvenirs, et non cette séance de penalties contre la Pologne en 8es de finale, au cours de laquelle il n'a pas réussi l'arrêt espéré face à la précision chirurgicale de l'adversaire.

«Nous n'avons pas été plus loin principalement en raison de notre manque de précision devant le but. Mais cela se travaille, affirme-t-il. Les occasions étaient là!» La confiance aussi à l'entendre. «Avant le match contre la Pologne, j'avais la certitude que cette rencontre allait tourner en notre faveur. Nous avions le jeu pour gagner. Le courage aussi.»

Un magnifique challenge

Comme tout va très vite dans le football, la page des regrets a été vite tournée pour le Bâlois. Il a dû d'abord soigner une blessure à la cheville avant de livrer bataille contre les Young Boys en barrage de la Ligue des Champions avec le Borussia Mönchengladbach.

La qualification acquise devant les Bernois offre désormais un magnifique challenge pour Yann Sommer et ses coéquipiers: créer la surprise dans un groupe qui comprend, excusez du peu, le FC Barcelone et Manchester City. Un FC Barcelone qui, à en croire la presse de boulevard, aurait approché le gardien de l'équipe de Suisse après le transfert de Claudio Bravo à... Manchester City. «Il n'y a rien eu, assure Yann Sommer. On sait très bien d'où partent de telles rumeurs...»

Il n'empêche que rien n'interdit de penser que le Borussia Mönchengladbach n'est qu'une étape dans la carrière à la trajectoire exemplaire de ce gardien de 27 ans. Une carrière qui va connaître mardi au Parc Saint-Jacques une étape importante avec ce Suisse - Portugal (éliminatoires du Mondial 2018) dont il sera certainement un des grands protagonistes.

«Malgré les forfaits de Shaqiri et de Lang, la préparation se déroule très bien, explique-t-il. L'intensité est là à l'entraînement, la complicité aussi. Il est crucial d'échanger beaucoup entre nous.»

«Stephan ne va jamais lâcher»

Crucial aussi de bien entourer Stephan Lichtsteiner, ce capitaine en souffrance. Même s'il avait été averti avant l'officialisation de la nouvelle par son entraîneur Massimiliano Allegri, la décision de la Juventus de l'écarter du contingent appelé à jouer la phase de poules de la Ligue des Champions a résonné comme un coup de tonnerre dans le ciel de Feusisberg.

Barré désormais par Dani Alves, le Lucernois se retrouve à 32 ans dans une situation bien difficile, à laquelle il ne s'attendait pas vraiment. «Stephan ne va jamais lâcher, lance Yann Sommer. Le football est parfois très dur. Stephan a beaucoup donné à la Juventus. Il a pratiquement tout gagné avec cette équipe. Mais je le connais. Il va, j'en suis sûr, regagner sa place !»

Le forfait de Michael Lang ôte désormais toute forme de tentation, si tentation il y avait, chez Vladimir Petkovic en ce qui concerne cette place de latéral droit pour le match de mardi. Le sélectionneur alignera bien Stephan Lichtsteiner alors que son temps de jeu cette saison en match officiel n'est que de 18 minutes, les 18 qu'il a passées samedi sur la pelouse de l'Olimpico de Rome lors de la victoire 1-0 contre la Lazio.

«En début de saison, la question du temps de jeu ne pèse pas autant dans la réflexion d'un sélectionneur comme elle peut peser en octobre ou en novembre», souligne Vladimir Petkovic. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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