Guerre civile: Yémen: l'ONU accuse Ryad de viser les civils
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Guerre civileYémen: l'ONU accuse Ryad de viser les civils

La coalition menée par l'Arabie saoudite a causé la mort de «deux fois plus» de civils que toutes les autres forces combinées, selon l'ONU.

Un adolescent inspecte un morceau d'avion de combat crashé près d'Aden, au Yémen.

Un adolescent inspecte un morceau d'avion de combat crashé près d'Aden, au Yémen.

photo: Keystone

La coalition menée par l'Arabie saoudite a fait par ses bombardements deux fois plus de victimes que les autres acteurs combinés au Yémen. L'ONU a condamné vendredi à Genève l'échec de cette partie à prévenir de tels actes.

Au total, 106 civils, dont environ un quart d'enfants, ont été tués mardi dans le bombardement d'un marché à Al-Khamees, dans le nord-ouest du pays. Ces violences sont «l'une des plus mortelles depuis le début du conflit», a déploré le Haut Commissaire aux droits de l'homme Zeid Raad al-Hussein. Fin février, au moins 39 civils avaient déjà été tués dans un raid semblable sur le marché de Khaleq dans la capitale Sanaa.

Violations du droit international

A Al-Khamees, 16 magasins ont été entièrement détruits, selon les membres du Haut Commissariat qui se sont rendus sur place mercredi. L'attaque a manifestement eu lieu dans l'après-midi lorsque le marché était particulièrement visité. L'ONU n'a trouvé aucun élément qui laisserait penser que des combats avaient lieu dans cette zone au moment des raids.

Zeid Raad al-Hussein a dénoncé des bombardements contre des centaines de sites civils. La distinction avec les cibles militaires est au mieux «inadaptée», estime-t-il. Mais les membres de la coalition pourraient même être responsables de violations du droit international, de même que les rebelles Houthis et leurs alliés.

Il a souhaité que l'annonce saoudienne jeudi d'une réduction des principales opérations de la coalition puisse permettre rapidement un cessez-le-feu. Plus de 3200 civils au total ont été tués et près de 5800 blessés depuis le début de ce conflit au Yémen. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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