Actualisé 09.12.2018 à 21:15

Suède

Yémen: rebelles ouverts à des discussions

Les rebelles Houthis sont prêts à de nouvelles discussions de paix en 2019 avec le gouvernement yéménite. Le sort du port de Hodeida reste un des gros points épineux.

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Keystone
La coalition menée par l'Arabie saoudite a visé lundi des sites de missiles balistiques et de drones de rebelles houthis à Sanaa. (30 mars 2020)

La coalition menée par l'Arabie saoudite a visé lundi des sites de missiles balistiques et de drones de rebelles houthis à Sanaa. (30 mars 2020)

AFP
La guerre au Yémen a un «impact dévastateur» sur la santé mentale des enfants, selon l'ONG Save the Children. (23 mars 2020)

La guerre au Yémen a un «impact dévastateur» sur la santé mentale des enfants, selon l'ONG Save the Children. (23 mars 2020)

AFP

Des nouvelles discussions de paix entre le gouvernement yéménite et les rebelles pourraient se tenir en 2019 pour confirmer la reprise du dialogue amorcée en Suède sous l'égide de l'ONU en vue d'engager un processus de paix. Les consultations de Rimbo, une localité rurale située à une cinquantaine de kilomètres de Stockholm, ne sont pas officiellement des pourparlers de paix.

Ces consultations doivent permettre aux belligérants de se parler après quatre années d'un conflit qui a fait au moins 10'000 morts et placé jusqu'à 20 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire.

Selon une source de l'ONU, les deux camps ont exprimé leur disposition à se revoir dans les mois qui viennent. «Si nous quittons ces consultations en ayant fait des progrès - progrès sur l'instauration de la confiance et l'établissement d'un cadre -, nous pouvons avoir un nouveau cycle de discussions» dans les prochains mois, a confirmé le chef de la délégation rebelle, Mohammed Abdelsalam.

Le gouvernement soutenu par l'Arabie saoudite sunnite et la rébellion appuyée par l'Iran chiite sont réunis près de Stockholm pour des consultations sous l'égide de l'ONU, une première depuis deux ans et demi.

Le ton demeure largement hostile entre les deux camps, du moins publiquement, mais des responsables onusiens se sont félicités de «l'esprit positif» des négociateurs et ont fait état d'avancées sur les conditions de mise en oeuvre d'un accord d'échange de prisonniers conclu cette semaine.

Port stratégique de Hodeida

Les négociateurs gouvernementaux ont indiqué dimanche avoir rencontré leurs interlocuteurs rebelles face-à-face pour discuter de l'échange de prisonniers qui doit être supervisé par le Comité international de la Croix-Rouge. Il n'est pas encore question en revanche de négocier un cessez-le-feu.

Selon un responsable onusien, le sort du port stratégique de Hodeida (ouest) est la question la plus épineuse à l'ordre du jour. «Hodeida est la plus difficile», a déclaré cette source, ajoutant que des progrès sur ce dossier étaient cruciaux pour résoudre le conflit.

La situation humanitaire s'est récemment détériorée en raison de l'insécurité à Hodeida, ville portuaire sur la mer Rouge par où transitent 70% des importations yéménites, selon le Programme alimentaire mondial (PAM). Les forces progouvernementales, appuyées par la coalition militaire sous commandement saoudien, tentent de reprendre depuis des mois cette ville aux rebelles, soutenus par l'Iran, au prix de combats meurtriers.

Le gouvernement yéménite exige vainement le retrait intégral des rebelles du port, et les accuse de l'utiliser pour importer des armes. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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