«Le chat du rabbin»: YHWH, Allah, Dieu et le chat

Actualisé

«Le chat du rabbin»YHWH, Allah, Dieu et le chat

Pour son second film après «Gainsbourg», Joann Sfar adapte sa propre bande-dessinée. Mollement.

par
Fred Ferrari

Quoi? Un chat qui parle depuis qu'il a avalé un perroquet? Qui dit ses quatre vérités sur la religion de son rabbin de maître? Qui négocie avec le Très-Haut pour que son maître réussisse son examen de dictée? C'est à Alger qu'a lieu ce miracle, dans les années 20, sur fond de colonialisme, de terrasses où les femmes dorment à la belle étoile, dont Zlabya, la fille du rabbin.

Fantaisie et impertinence

Dans «Le chat du rabbin» version cinéma, il y a aussi un peintre russe dans une caisse remplie de pages du Talmud, une vieille Peugeot traversant le désert, Jérusalem remplie de Juifs noirs... C'est sûr: des 5 tomes de sa BD Joann Sfar a repris les fantaisies hautes en couleurs. Mais n'espérez pas plus de profondeur derrière une impertinence qui joue des clichés sans vraiment les dépasser. Sur papier comme sur grand écran, les dialogues envahissent l'espace, souvent au détriment du rythme.

Du coup, si les personnages sont plutôt sympathiques et attachants, leurs aventures toutes dénuées de suspense nous laissent terriblement indifférents. Au final, et parce qu'on a beaucoup aimé ce que Sfar avait fait de Gainsbourg, on a envie de lui donner un coup de griffe plutôt que de le récompenser d'un ronron de plaisir.

«Le chat du rabbin»

De Joann Sfar et Antoine Delesvaux.

Sortie le 1er juin 2011

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