Neuchâtel: Yvan Perrin parle de ses problèmes de santé
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NeuchâtelYvan Perrin parle de ses problèmes de santé

Soigné pour des problèmes d'alcoolisme pendant des mois, l'ancien conseiller d'Etat semble avoir résolu ses soucis... d'insomnie.

par
Frédéric Nejad Toulami

«J'ai engagé le tour de Suisse des cliniques pour trouver quelqu'un qui arriverait à me faire dormir. C'était désespérant car en passant d'un établissement à l'autre, ça ne marchait pas.» Interviewé sur les ondes de la radio régionale RTN, l'ancien conseiller d'Etat neuchâtelois Yvan Perrin revient sur ses problèmes chroniques de santé qui l'ont amené à devoir démissionner de tous ses mandats et se faire interner en milieu médical l'an dernier.

Soigné pour des problèmes d'alcoolisme pendant des mois, il a définitivement quitté l'établissement hospitalier il y a environ trois semaines. Quant à la cause de ses problèmes psy ? «Mon problème initial est le sommeil», déclare-t-il au micro de RTN. Et comme rien ne fonctionnait, il se serait rabattu sur le whisky qui l'aidait alors à dormir. Yvan Perrin explique que depuis peu il ne souffre plus d'insomnie, grâce à un médicament prescrit désormais à un dosage efficace. Et donc il ne touche plus au whisky.

«J'ai vécu l'enfer»

Il dévoile aussi avoir accepté de se faire admettre sous un autre nom à l'hôpital, l'an dernier. Il a alors proposé Jonas Surer (nom d'un des premiers Conseillers fédéraux figurant au Café fédéral à Berne). Le plus pénible pour lui? D'avoir dû quitter au fur et à mesure ses divers mandats pour lesquels il avait été élu, en raison de son état. Et à titre personnel, avoir vu ses facultés intellectuelles et physiques décliner. «C'était la porte ouverte sur la déchéance, j'ai vécu l'enfer».

Yvan Perrin relève l'attitude exemplaire de l'ensemble de ses anciens collègues au Conseil d'Etat neuchâtelois.

Il espère désormais que la situation redevienne normale. Il paie toujours sa cotisation à l'UDC et se dit à disposition du parti, mais il n'est pas demandeur actuellement car c'est encore trop tôt pour lui. Yvan Perrin se verrait davantage comme conseiller dans l'ombre que sous la lumière des projecteurs, mais il est exclu à ses yeux de travailler de nouveau comme conseiller d'Etat. Il dit vivre actuellement de ses économies. Et il reconnaît craindre une rechute.

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