Test: Yvan Perrin secoué par un Taser
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TestYvan Perrin secoué par un Taser

Favorable à l'usage des pistolets à électrochocs, le
vice-président de l'UDC a testé l'appareil.

par
Martial Messeiller

Le vice-président de l'UDC suisse, Yvan Perrin, a reçu volontairement à Paris une décharge d'un pistolet Taser à impulsions électriques. Le conseiller national neuchâtelois s'est effondré sur la moquette de l'une des salles du Press Club , retenu dans sa chute par deux hommes – dont le directeur général de Taser France, Antoine Di Zazzo – avant de se relever en assurant: «C'est très désagréable, mais très efficace.»

Le conseiller fédéral Christoph Blocher a lui aussi déjà testé l'appareil dont l'usage est controversé. Le Conseil national a accepté le 3 octobre 2007 le principe du recours au pistolet électrique pour l'expulsion de requérants d'asile déboutés non coopératifs. Le Conseil des Etats et le Conseil fédéral s'y sont jusque-là opposés dans le cadre de la loi sur l'usage de la contrainte. L'ancienne conseillère nationale Anne-Catherine Menétrey-Savary (Verts/VD) a assisté hier à la démonstration, organisée par le société Taser France.

«Je suis d'accord avec la prise de position du Comité de l'ONU contre la torture, qui a estimé que l'utilisation du Taser constitue une forme de torture», a-t-elle dit. Pour ses partisans, le Taser est une arme efficace (lire ci-contre): la décharge entraîne une paralysie momentanée. Pour ses opposants, il est dangereux et pourrait s'avérer mortel.

Le pistolet qui fait débat

Associer le pistolet électrique Taser à une forme de torture, comme l’a affirmé un comité de l’ONU, n’est «pas en phase avec les réalités vécues par les policiers», a estimé mardi l’un des dirigeants de la compagnie américaine Taser. Tom Smith a répété que l’effet du Taser était bref et non fatal. Pourtant, les Taser, qui envoient des décharges de 50 000 volts paralysantes, ont été mis en cause récemment dans les décès de plusieurs personnes au Canada et aux Etats-Unis.

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