Crise grecque: Zapatero contre-attaque face aux rumeurs

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Crise grecqueZapatero contre-attaque face aux rumeurs

Le Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero a contre-attaqué mardi face aux rumeurs que l'Espagne serait amenée à demander de l'aide comme la Grèce.

Le Premier ministre espagnol s'est défendu vigoureusement concernant des rumeurs sur la situation critique de son pays.

Le Premier ministre espagnol s'est défendu vigoureusement concernant des rumeurs sur la situation critique de son pays.

Lors d'une conférence de presse, à Bruxelles, le Premier ministre espagnol a qualifié cette hypothèse de «folie absolue» et a par ailleurs insisté sur le fait que l'Espagne disposait d'une forte solvabilité même si le pays devait s'atteler à la restructuration d'une partie de son secteur financier.

«On m'a informé de cette rumeur (...) La vérité c'est que je ne lui donne aucun crédit, c'est une follie absolue», a déclaré José Luis Rodriguez Zapatero, en référence aux bruits de marché selon lesquels Madrid se préparait à solliciter une aide européenne de 280 milliards d'euros.

«Si une rumeur de cette nature, qui est une énormité totale, provoquait un effet immédiat sur nos bourses, nous serions face à un phénomène très grave», a-t-il ajouté, précisant que ces phénomènes «intolérables» et «irresponsables» seraient combattus avec vigueur en Europe.

Il a ensuite indiqué que la situation réelle de l'Espagne, qui a enregistré un déficit public de 11,2% en 2009 et dont la dette s'est établie autour de 55% du PIB, n'était pas la pire au sein de la zone euro.

«Se baser sur les faits»

«Il faut se centrer sur les faits et sur les données (...) Et les données réelles de la situation de notre dette sont ceux d'une forte solvabilité», a-t-il dit, tout en reconnaissant un double problème espagnol: un niveau de chômage supérieur à 20% et la faiblesse de ses caisses d'épargne régionales qui traversent une période difficile suite à l'effondrement du secteur immobilier et doivent être restructurées sans attendre.

José Luis Rodriguez Zapatero a par ailleurs laissé entendre que les chiffres de la croissance sur le premier trimestre 2010, qui doivent être rendus publics dans les prochains jours, pourraient marquer le retour de l'Espagne en territoire positif après de longs mois de récession.

De son côté, le Fonds monétaire international (FMI) a également démenti une possible demande d'aide internationale de la part de l'Espagne. «Il n'y a aucune vérité dans ces rumeurs», a assuré son porte-parole, William Murray.

En dépit de ces déclarations, la Bourse de Madrid a clôturé en très forte baisse de 5,4% mardi et la première banque espagnole, Santander a enregistré une baisse de 7%. (ats)

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