Actualisé 20.09.2008 à 13:18

PakistanZardari met en garde contre une incursion sur son sol

Le Pakistan doit éradiquer le terrorisme et ne doit en aucun cas permettre que son sol serve de base pour mener des attaques dans d'autres pays, a dit samedi le président pakistanais, Asif Ali Zardari.

Mais il ne tolèrera pas la moindre souveraineté ou violation de son territoire.

«Je demande au gouvernement d'être ferme dans sa détermination à ne pas permettre que le territoire serve à mener des activités terroristes contre un pays tiers», a dit M. Zardari dans son premier discours devant les deux chambres du parlement.

«Nous ne tolèrerons aucune violation de notre souveraineté et de notre intégrité territoriale par quelque puissance que ce soit, au nom de la lutte contre le terrorisme», a-t-il aussi assuré.

Demande

«Nous devons éradiquer le terrorisme et l'extrémisme où qu'il soit et chaque fois qu'ils relèveront la tête», a dit M. Zardari, veuf de l'ancien Premier ministre Benazir Bhutto, assassinée en décembre dernier.

M. Zardari a aussi demandé au Parlement de réduire ses pouvoirs constitutionnels, notamment ceux lui permettant de dissoudre l'Assemblée nationale et de démettre le gouvernement.

Ces prérogatives avaient été réintroduites dans la Constitution par son prédécesseur, l'ex-général Pervez Musharraf, qui a démissionné le 18 août neuf ans après s'être emparé du pouvoir par un coup d'Etat militaire.

Elu il y a moins de 2 semaines

«Je demande au Parlement de former une commission rassemblant tous les partis afin de revoir» les dispositions constitutionnelles octroyant au chef de l'Etat notamment les pouvoirs de dissoudre les assemblées nationales et provinciales et de démettre le gouvernement, a déclaré le veuf de l'ex-Premier ministre Benazir Bhutto, dans son premier discours devant le Parlement.

«Jamais dans l'Histoire du Pakistan un président n'a abandonné ses pouvoirs», a ajouté M. Zardari.

Leader de la majorité issue1 des législatives du 18 février, M. Zardari a été élu chef de l'Etat il y a moins de deux semaines à une large majorité des élus des deux chambres du Parlement et des quatre assemblées provinciales. Il a succédé à Pervez Musharraf, qui a lui démissionné en août alors qu'il était menacé d'une procédure en destitution.

(ats)

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