Protestations en Iran: Zarif dénonce une «gaffe» de Trump

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Protestations en IranZarif dénonce une «gaffe» de Trump

Le ministre iranien critique l'ingérence de l'administration Trump concernant les protestions de ces derniers jours en Iran.

Mohammad Javad Zarif: «Une autre gaffe de politique étrangère de l'administration Trump.»

Mohammad Javad Zarif: «Une autre gaffe de politique étrangère de l'administration Trump.»

Keystone

Le ministre iranien des Affaires étrangères a dénoncé samedi comme une gaffe la décision de l'administration Trump de porter la question des protestations en Iran devant le Conseil de sécurité de l'ONU. Cette réunion a créé des divisions entre Moscou et Washington.

«Le Conseil de sécurité a rejeté la tentative flagrante des Etats-Unis de le détourner de son mandat», a écrit Mohammad Javad Zarif dans un tweet.

«La majorité du Conseil a souligné la nécessité d'appliquer complètement l'accord nucléaire (conclu entre l'Iran et les grandes puissances en 2015) et de s'abstenir de s'ingérer dans les affaires intérieures des autres pays. Une autre gaffe de politique étrangère de l'administration Trump», ajoute-t-il.

Iran: nouveaux rassemblements pro-régime

Les Etats-Unis ont poussé pour organiser vendredi une réunion du Conseil de sécurité au sujet des protestations qui ont touché des villes iraniennes pendant environ une semaine et ont fait 21 morts. Mais cette réunion controversée a été l'occasion de profondes divisions entre Moscou et Washington et a provoqué des dissensions entre les 15 membres du Conseil de sécurité.

«Prétextes fantaisistes»

«Le régime iranien bafoue les droits de son peuple», a estimé l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, dénonçant les dépenses d'armement de ce pays faites aux dépens, selon elle, du bien-être de sa population.

«C'est à l'Iran de régler ses propres problèmes», a asséné l'ambassadeur russe Vassily Nebenzia, en accusant Washington de «gaspiller l'énergie du Conseil». Le diplomate russe a évoqué des «prétextes fantaisistes» pour la tenue de cette réunion et une «ingérence dans les affaires intérieures iraniennes».

La Russie a été soutenue au Conseil de sécurité par notamment la Bolivie, l'Ethiopie ou la Guinée équatoriale. «La situation iranienne ne menace pas la stabilité régionale», a abondé l'ambassadeur adjoint chinois à l'ONU, Wu Haiteo.

Appel à la modération

Parmi les autres membres permanents, le Royaume-Uni a jugé tout à fait légitime une réunion du Conseil de sécurité sur l'Iran. Mais la France s'est montrée beaucoup plus prudente.

Cette semaine, le président français Emmanuel Macron avait plaidé la modération et mis en garde contre un risque de «guerre» si les discours belliqueux venus des Etats-Unis, d'Israël ou d'Arabie saoudite se poursuivaient. Cette approche mesurée a été partagée par la Suède et le Pérou, membres du Conseil.

Les autorités iraniennes ont affirmé que les protestations avaient pris fin et de nombreuses manifestations de soutien au pouvoir ont été organisées ces derniers jours à travers le pays. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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