Football: Zeidler se dit très heureux en Valais

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FootballZeidler se dit très heureux en Valais

Arrivé en inconnu le 22 août, l'entraineur du FC Sion est devenu, à travers le football que pratique son club, une des attractions de la Super League.

Peter Zeidler.

Peter Zeidler.

Keystone/Archives

L'Allemand a fait renaître l'espoir dans le Vieux Pays.

Quand Peter Zeidler est sorti du chapeau de Christian Constantin, le FC Sion était dernier du classement. Deux mois plus tard, le club s'est retrouvé deuxième et a finalement bouclé la première moitié du championnat au troisième rang. A six points des Young Boys chez qui il se rendra dimanche pour essayer de donner corps à ses ambitions et au rêve présidentiel d'une place dans le tour qualificatif de la Ligue des champions.

Une progression fulgurante - huit victoires en treize matches de Super League ainsi qu'une qualification pour les demi-finales de la Coupe - qui est passée par l'adoption d'un football résolument offensif et spectaculaire. «Le FC Sion est une composante importante du canton, estime le coach. Je ne pensais pas qu'il l'était autant. Les gens sont passionnés et nous le font comprendre. je suis d'ailleurs fier que nous ayons à nouveau ramené plus de 10'000 spectateurs par match au stade.»

Une réconciliation qui ne va pas sans «imposer un devoir» aux Sédunois. «La flamme brûle à nouveau. Nous devons être assidus et n'avons pas le droit de demeurer passifs. Il y a des attentes et, ici, rien ne surclasse le football. Les gens entrent en contact à travers lui, presque comme en Allemagne quand il s'agit de Bayern Munich, Schalke ou Dortmund.»

Un homme simple

Une comparaison... passionnée qui traduit bien la relation qu'a rapidement nouée Peter Zeidler avec le Valais, un monde très différent de celui qu'avait connu jusque-là l'ancien adjoint de Ralf Rangnick à Hoffenheim et cheville ouvrière de longue date de Salzbourg.

L'Allemand s'épanouit dans cet univers de proximité, loin des standards de la Bundesliga.

Car l'homme est simple, en témoigne ses plates excuses pour son arrivée avec... deux minutes de retard au rendez-vous qu'il avait pris avec l'ats. Un rendez-vous auquel il s'est bien entendu rendu en vélo depuis son domicile à Riddes, soit à environ 15 km du quartier général du club à Martigny.

Peter Zeidler n'en a pas moins conservé ses réflexes et sa curiosité, puisant partout les inspirations qui façonnent ensuite son football. Le camp de préparation en Espagne lui a par exemple permis d'observer les méthodes de René Weiler ou de Paulo Fonseca, les entraîneurs d'Anderlecht et Shakhtar Donetsk que côtoyait Sion en Andalousie.

«Dans les années 80, à Stuttgart, nous avons commencé d'évoluer avec une défense à quatre selon le modèle d'Arrigo Sacchi (AC Milan) ou Valeri Lobanovski (Dynamo Kiev), qui étaient en avance sur leur temps. Aujourd'hui, Pep Guardiola est un coach qui fait la tendance. J'apprécie aussi le travail à Dortmund de Thomas Tüchel, avec qui j'ai passé beaucoup de temps durant notre formation. J'analyse aussi Naples avec mon assistant Bruno Pasquale, et je peux aussi apprendre des autres coaches de Super League. Je suis par exemple impressionné par l'organisation de Thoune ou de Vaduz.»

2,53 buts marqués par rencontre

Zeidler récolte énormément, tout en restant lui-même. «Je ne veux en aucun cas copier, ni un entraîneur, ni un style de jeu. Il s'agit de rassembler des idées.» Ce qu'il a pour l'heure fait avec succès à la tête de Sion, avec des résultats et un moyenne de 2,53 buts marqués par rencontre. «Nous exerçons Peter Zeidler. J'ai montré une voie, mais c'est l'équipe qui l'a empruntée et se l'est appropriée. Elle est convaincue par notre manière de jouer. A l'entraînement, je retrouve la même intensité que celle que j'avais vue à Hoffenheim quand le TSG avait terminé champion d'automne de Bundesliga.»

Reste donc désormais à matérialiser cela sur le terrain. Pour enfin s'imposer en championnat à Berne, ce qui n'est plus arrivé depuis le déluge. Pour terminer deuxième derrière l'intouchable FC Bâle et offrir le tour préliminaire de la Ligue des champions à Christian Constantin. Pour soulever une quatorzième Coupe de Suisse au Stade de Genève, histoire de faire un énième pied-de-nez au football suisse. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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