Actualisé 24.10.2009 à 07:15

HondurasZelaya ne lâchera pas son titre au profit d'un état de transition

Le président déchu du Honduras, Manuel Zelaya, a rejeté vendredi la proposition du président putschiste Roberto Micheletti de renoncer tout deux à la présidence pour ouvrir la voie à un gouvernement de réconciliation.

Il n'entend pas retourner à la table de négociation.

Micheletti «accepte de se retirer de la présidence de la République si M. José Manuel Zelaya renonce à ses prétentions, ouvrant ainsi la voie à un gouvernement de transition et de réconciliation nationale», avait indiqué à la presse Vilma Morales, porte-parole de l'équipe de négociateurs du gouvernement putschiste.

«Il serait malséant, indécent pour le peuple hondurien que j'aille négocier la fonction pour laquelle le peuple m'a élu», a répliqué M. Zelaya. Le président a rompu le dialogue avec le gouvernement de fait dans la nuit de jeudi à vendredi devant le refus de ce dernier de le rétablir dans ses fonctions.

La proposition de Micheletti «sort du cadre» du Plan de San José, proposé par le président costaricain Oscar Arias pour sortir de la crise, a estimé M. Zelaya. Il a assuré que pour le moment il ne retournerait pas à la table de négociation avec le gouvernement putschiste. «Il n'y a aucune proposition qui le justifie», a-t-il dit.

Le rétablissement de M. Zelaya dans ses fonctions est le seul point qui pose encore problème pour trouver une solution à la crise dans ce pays. Les deux camps sont déjà tombés d'accord sur la création d'un gouvernement d'union nationale, la tenue d'élections le 29 novembre, le rejet d'une amnistie et le renoncement de M. Zelaya à la convocation d'une assemblée constituante.

Signe de l'impasse dans laquelle se trouve le pays, le conseiller spécial de l'Organisation des Etats américains (OEA), chargé d'oeuvre à la conclusion d'un accord politique au Honduras, a annoncé vendredi qu'il quittait le pays.

Manuel Zelaya a été renversé le 28 juin par un coup d'Etat, le jour où il avait organisé contre l'avis de la Cour suprême une consultation populaire envisageant une modification de la Constitution, qui interdit à un président de briguer un second mandat.

(ats)

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