Actualisé 19.09.2019 à 16:02

Suisse

Zone 30 la nuit: exception exigée pour les urgences

Deux parlementaires vaudois demandent d'adapter Via sicura pour que la police ou les ambulances puissent rouler plus vite si besoin dans les zones limitées à 30km/h la nuit.

de
ATS
La question de la vitesse des secours est en jeu dans les zones à 30 km/h.

La question de la vitesse des secours est en jeu dans les zones à 30 km/h.

Keystone

Après l'annonce par Vaud et Lausanne de la possible baisse à 30 km/h de nuit, deux conseillers nationaux vaudois demandent l'adaptation de Via Sicura pour les services d'urgence. Ils veulent l'assurance qu'il n'y aura pas de sanction en cas de limite de dépassée.

Récemment, le canton de Vaud a indiqué qu'il prônait le 30 km/h de nuit dans certaines conditions après les essais positifs menés sur deux avenues lausannoises. Lors de la même conférence de presse, la ville a annoncé qu'elle était prête à mettre en oeuvre cette mesure rapidement et avec discernement.

Graves conséquences

Depuis, les services d'urgence ont fait part de leur inquiétude. Allonger les délais d'intervention peut avoir des conséquences dramatiques. De plus, les conducteurs s'exposeraient à de lourdes sanctions en cas de dépassement de la vitesse autorisée, ont-ils affirmé.

Même si les responsables avaient indiqué lors de la conférence de presse qu'il n'y avait pas de risque de ce point de vue lorsqu'un service travaillait précisément en urgence, les diverses associations professionnelles déplorent «un cadre juridique flou» et demandent «des clarifications».

Accomplir sa mission

Jeudi à Berne, les conseillers nationaux vaudois Olivier Feller (PLR) et Nicolas Rochat Fernandez (PS) ont donc déposé une motion demandant l'adaptation de Via Sicura . Ils veulent que «les services d'urgence puissent accomplir leur travail dans les conditions requises par leur mission y compris lorsque la vitesse est limitée à 30 km/h».

A leurs yeux, le cas traité actuellement par les tribunaux genevois d'un policier accusé d'excès de vitesse lors d'une intervention «semble légitimer les préoccupations des services d'urgence». Ceux-ci doivent pouvoir remplir leur mission d'intérêt public sans devoir craindre des sanctions «aussi disproportionnées qu'injustifiées», écrivent les motionnaires.

Très lourd

Le délit de chauffard, selon Via Sicura, pourrait s'appliquer s'ils roulent à plus de 70 km/h alors que c'est limité à 30 km/h. La sanction serait très lourde: une peine privative de liberté d'un à quatre ans et un retrait de permis pendant deux ans au minimum, relèvent les deux conseillers nationaux.

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