10.04.2020 à 08:06

Vidéoconférence

Zoom se met à jour contre les intrusions indésirables

Le service de visioconférence cache désormais le numéro d'identification de la réunion afin de contrecarrer le phénomène du «zoombombing».

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L'utilisation de la plateforme Zoom a explosé avec la crise du coronavirus.

L'utilisation de la plateforme Zoom a explosé avec la crise du coronavirus.

AFP/Olivier Douliery

Attaquée pour ses failles de confidentialité et de sécurité, la plateforme de visioconférence Zoom avait promis la semaine dernière dans une lettre ouverte signée par son patron et fondateur Eric Yuan de solliciter «toutes (ses) ressources techniques pour (se) concentrer sur (ses) principaux problèmes de confiance, de sécurité et de confidentialité». Le service a commencé à le faire cette semaine en déployant quelques correctifs. Ils visent notamment à lutter contre le problème du «zoomboming», à savoir l'intrusion intempestive d'utilisateurs perturbateurs dans des visioconférences.

Après l'activation par défaut des options «Exiger un mot de passe» et «Activer la salle d'attente», afin de permettre de filtrer les utilisateurs indésirables, Zoom cache désormais aussi le numéro d'identification de la réunion dans la barre de la fenêtre du programme avec la dernière mise à jour 4.6.10. Des petits malins se servaient en effet de cette information, qu'ils identifiaient dans les captures d'écran que des utilisateurs publiaient sur les réseaux sociaux (à l'instar du Premier Ministre du Royaume-Unis, Boris Johnson, sur Twitter), pour faire irruption dans les conversations privées non protégées par un mot de passe afin d'y proférer des insultes, voire y diffuser des contenus pornographiques.

Entre-temps, Google, comme d'autres sociétés, a interdit à ses employés d'utiliser Zoom à la suite des failles de sécurité signalées ces derniers jours et bloque ce service sur leurs ordinateurs professionnels, rapporte Buzzfeed News.

Zoom, qui a atteint plus de 200 millions d'utilisateurs en mars dernier (contre encore 10 millions en décembre 2019), doit compter avec les concurrents, Skype, Microsoft Teams, Google Hangouts Meet, mais aussi des alternatives suisses: Meet, solution gratuite de l'hébergeur genevois Infomaniak qui repose sur le logiciel open source Jitsi Meet, ainsi que le service payant bbb.nimag.net de la société lausannoise Nimag Networks.

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