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Etats-Unis«Zuck» appelé à la barre pour défendre Oculus VR

Le rôle d'un designer de jeu est au centre des prétentions d'un poids lourd du jeu vidéo à l'encontre de la filiale de Facebook dirigée par Mark Zuckerberg.

par
laf

John Carmack a-t-il divulgué des documents confidentiels avant son transfert de Zenimax Media à Oculus VR. C'est la question à laquelle devront répondre les juges dans un procès qui se tient actuellement à Dallas, dans le Texas. Leur réponse pourrait avoir une incidence majeure pour l'allocation ou non des 2 milliards de francs réclamés par le poids lourd du jeu vidéo à Facebook, propriétaire d'Oculus VR.

Selon l'acte d'accusation, le game designer vedette à l'origine des jeux «Doom» et «Quake» aurait «copié secrètement et illégalement sur une clé USB des milliers de documents protégés par la propriété intellectuelle». John Carmack les aurait transférés sur l'ordinateur de son nouvel employeur alors qu'il travaillait encore pour les deux sociétés fin 2013.

«Quand il est devenu évident que je n'aurais aucune possibilité de faire un travail sur VR, j'ai décidé de ne pas renouveler mon contrat», s'était-il expliqué en 2014. Ses avocats ont plutôt plaidé que son contrat l'autorisait explicitement à travailler avec d'autres sociétés n'entrant pas en concurrence avec Zenimax Media.

Facebook s'est défendu en argumentant que la partie plaignante ne s'était intéressée à la réalité virtuelle qu'une fois son acquisition faite pour 2 milliards de francs en 2014. Mark Zuckerberg doit intervenir mardi en personne pour défendre les intérêts de sa filiale.

Quant à Palmer Luckey, cofondateur d'Oculus VR, il devrait également être appelé à la barre pour définir son rôle. L'homme n'a plus fait d'apparition publique après avoir fait scandale en finançant une campagne de troll pro Donald Trump.

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