Afrique du Sud: Zuma reconduit à la tête de l'ANC pour 5 ans
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Afrique du SudZuma reconduit à la tête de l'ANC pour 5 ans

Le président sud-africain a été facilement reconduit mardi pour cinq ans à la tête de l'ANC, le parti au pouvoir, ce qui lui ouvre la voie pour briguer un nouveau mandat à la tête de l'Etat en 2014.

La victoire du président sortant ne faisait guère de doutes.

La victoire du président sortant ne faisait guère de doutes.

M. Zuma a remporté 2983 des 3977 suffrages exprimés par les délégués du congrès électif de l'ANC, réunis depuis dimanche à Bloemfontein (centre), selon l'annonce officielle des résultats lue à la tribune.

Le grand perdant de ce vote est Kgalema Motlanthe. L'actuel vice-président sud-africain s'est livré à une sorte de suicide politique en défiant Jacob Zuma pour le poste de président du parti et en renonçant du coup à se représenter pour conserver sa position de numéro deux de l'ANC.

Retour de l'ex-dauphin de Mandela

Cyril Ramaphosa, ex-syndicaliste devenu richissime homme d'affaires, est en revanche présenté comme un vainqueur de ce congrès. Proche de M. Zuma, il devient vice-président du parti à la place de M. Motlanthe et se place pour succéder un jour au chef de l'Etat.

M. Ramaphosa est né en 1962 à Soweto. Pilier du syndicalisme avant la chute de l'apartheid - forme légale de protestation contre le régime à l'époque - il a fondé en 1982 le Syndicat national des mineurs (NUM) dont il a fait une machine de guerre d'environ 300'000 membres. La grande grève des mines de 1987, qui a fait vaciller le pouvoir, est restée dans les annales.

Après l'instauration de la démocratie et l'arrivée au pouvoir de Nelson Mandela à la tête de l'Etat, il a vainement tenté de se positionner pour succéder au héros de la lutte contre l'apartheid. Barré au sein de l'ANC, M. Ramaphosa s'est alors tourné vers les affaires, où il a brillamment réussi.

Il siège désormais au conseil d'administration du groupe minier britannique Lonmin. A ce titre, il a demandé aux forces de l'ordre de rétablir l'ordre à la mine de Marikana (nord), exploitée par le groupe Lonmin, la veille de la fusillade policière du 16 août qui a fait 34 morts parmi les grévistes.

Victoire malgré les critiques

La victoire du président sortant ne faisait guère de doutes. Malgré les critiques, une série de scandales privés et les divisions internes, Jacob Zuma était soutenu par une très large majorité des délégués.

Dans son discours inaugural dimanche, il avait promis de «combattre l'impression fausse que notre pays part en lambeaux», après des mois marqués par un conflit social très dur dans les mines sud-africaines, qui a fait près de 60 morts.

Il a défendu son bilan et promis d'améliorer son action dans des domaines comme l'éducation, la lutte contre la corruption et le combat contre le braconnage des rhinocéros. (afp)

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