Etats-Unis

21 février 2020 21:47; Act: 21.02.2020 21:47 Print

Exécuté malgré un «comportement modèle»

Un triple meurtrier condamné pour avoir également assassiné un codétenu a été exécuté jeudi soir, après le rejet d'un dernier recours de ses avocats.

Sur ce sujet
Une faute?

Nicholas Sutton n'est plus. L'Américain de 58 ans, auteur de trois meurtres, purgeait une peine de réclusion à perpétuité depuis 1979. Cette année-là, il avait tué la grand-mère qui l'avait élevé et avait ensuite mené les policiers vers les corps de deux autres hommes qu'il avait avoué avoir abattus. Alors détenu, il avait également participé à l'assassinat de Carl Estep, un prisonnier condamné pour agression sexuelle en 1985.

Il a été exécuté par électrocution à Nashville jeudi 20 février à 19h26 locales, ont indiqué les autorités locales, dans un communiqué. Ses défenseurs avaient présenté en janvier au gouverneur républicain du Tennessee, Bill Lee, une demande de clémence, appuyée par des membres de l'administration pénitentiaire. Cette requête soulignait que M. Sutton était intervenu à plusieurs reprises pour protéger des employés de la prison ainsi que des codétenus, en «sauvant» notamment un gardien lors d'une émeute en 1985.

Déjà quatre exécutions en 2020

Dans ce même plaidoyer, ses défenseurs faisaient valoir le comportement modèle du condamné à mort et le fait que certains membres de la famille de ses victimes s'opposaient à son exécution, dont la fille de M. Estep. Le gouverneur du Tennessee a cependant rejeté cette demande, mercredi. Les avocats de Nicholas Sutton ont donc lancé d'ultimes recours à la Cour suprême des États-Unis, invoquant notamment le fait que leur client était menotté pendant son procès, ce qui a selon eux accentué sa culpabilité apparente face au jury.

Nicholas Sutton a choisi pour dernier repas des côtelettes de porc panées, de la purée de pommes de terre et une tarte aux pêches avec de la glace à la vanille, ont indiqué mercredi les services pénitentiaires du Tennessee. Cet État conservateur du Sud américain avait suspendu ses exécutions en 2009 en réponse à une controverse liée aux injections létales, mais les a rétablies en 2018.

Nicholas Sutton est le septième condamné à se faire exécuter depuis, et le cinquième à choisir la chaise électrique. Son exécution est la quatrième aux États-Unis cette année.

(afp)