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25 février 2020 22:59; Act: 25.02.2020 23:27 Print

Le Barça bousculé par Naples, Bayern presque OK

Lors du huitième de finale aller de Ligue des champions, le FC Barcelone a été contraint au match nul par le Napoli (1-1). Le Bayern a maté Chelsea (0-3).

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Le FC Barcelone s’est fait peur au Stade San Paolo de Naples. Impuissant, mené au score, le club catalan a toutefois trouvé les ressources pour réagir au pied du Vésuve et arracher un match nul (1-1). Les deux équipes se retrouveront le 18 mars pour un match retour au Camp Nou où tout semble encore possible, tant le Napoli de Gennaro Gattuso a trouvé les clés tactiques pour gêner des Blaugrana diminués par les absences.

Passes et repasses

La première période accouchait d’une domination catalane tout ce qu’il y a de plus stérile. Des passes et des repasses, mais aucun tir cadré pour les hommes de Quique Setien. Lionel Messi, d’abord seul en pointe avant de beaucoup décrocher pour venir chercher des ballons face au manque d’inspiration de ses coéquipiers, échouait lui aussi sur une défense napolitaine admirable de solidarité. Et puis, comme souvent de ce genre de situations, c’est contre le cours du jeu que le déclic allait se produire.

A la 30e minute, sur la première véritable offensive napolitaine, Piotr Zielinski profitait d’un contre favorable pour parfaitement servir Dries Mertens à l’entrée de la surface. Le Belge ajustait un délice de frappe enroulée dans la lucarne opposée de Marc-André ter Stegen, impuissant sur le coup (1-0). Mertens inscrivait là son 121e but toutes compétitions confondues avec le club napolitain, égalant le record de Marek Hamsik, juste devant la légende Diego Maradona (115).

Poids des absences

Le Napoli, qui disputait là seulement son troisième huitième de finale dans la compétition reine, ne changeait rien à sa stratégie dès l’entame de la seconde période. Un bloc-équipe très bas mais à l’affût de la moindre opportunité pour lancer dans la profondeur les flèches Callejon et Insigne. Un plan nécessitant un maximum de concentration défensive et potentiellement mis à mal à la moindre inattention. Il aura donc suffi que Sergio Busquets trouve enfin un décalage pour que Nelson Semedo parvienne à déborder côté droit et serve Antoine Griezmann au point de penalty. Le Français concluait du plat du pied (1-1, 57e). Dans la foulée, Callejon avait l’opportunité de redonner l’avantage aux siens mais devait s’avouer vaincu dans son face-à-face avec Ter Stegen (63e).

Dans un milieu de terrain où toutes les lignes de passes étaient bouchées, l’entrée d’Arthur à la place d’Ivan Rakitic à la mi-temps aura fait beaucoup de bien au collectif blaugrana. Le Brésilien de 23 ans a amené plus de percussion dans l’entre-jeu que le Croate, bien transparent mardi soir. C’était là à peu près la seule option tactique de Quique Setien, qui devait composer avec les absences de Luis Suarez, Ousmane Dembélé, Jordi Alba et Sergi Roberto. Puisque les mauvaises nouvelles s’accumulent pour le nouveau coach du Barça, Sergio Busquets, averti à la 50e minute, sera suspendu lors du match retour. Même tarif pour Arturo Vidal, expulsé à la 89e pour l’ensemble de son œuvre.

Deutsche Qualität

Dans l’autre affiche de la soirée, remake de la finale de 2012, le Bayern Munich a largement battu Chelsea (0-3). A Stamford Bridge, dans un match moins déséquilibré que le score ne le laisse à penser, Serge Gnabry a trouvé deux fois consécutivement le chemin des filets au retour des vestiaires (51e et 54e) avant de voir son coéquipier Robert Lewandowski l’imiter (76e).

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(Sport-Center)