Mondial 2014

07 juillet 2014 09:09; Act: 07.07.2014 10:24 Print

Des demi-finales catégorie poids lourds

Les affiches Brésil-Allemagne, mardi, et Argentine-Pays-Bas mercredi, pèsent au total dix titres de champions du monde.

Une faute?

La séquence a fait le tour des télés au Brésil. Lors d'une conférence de presse de la Fifa, Ronaldo «O Fenomeno», champion du monde avec le Brésil en 2002, a fait mine de mettre ses poings en garde face à Lothar Matthaüs, capitaine de l'Allemagne championne du monde en 1990. Et l'ancien libero de la Mannschaft de lâcher dans un sourire, devant la large corpulence de l'ancien attaquant aux régimes contrariés: «On ne boxe pas dans la même catégorie de poids».

Pourtant, sur la pelouse de Belo Horizonte mardi, il y aura trois coupes du monde du côté allemand et cinq côté brésilien. C'est une finale avant la lettre. La Mannschaft et la Seleçao ont réussi chacune à se hisser sept fois en finale d'une Coupe du monde. La dernière fois, Brésil et Allemagne y étaient d'ailleurs ensemble. C'était en 2002 au Japon et le Brésil l'avait emporté 2-0.

De la revanche dans l'air

Il y aura donc de la revanche dans l'air pour les Allemands. Et une envie décuplée pour les Brésiliens privés de leur astre Neymar, victime d'une vertèbre fracturée par un coup d'un défenseur colombien et qui devra patienter 40 jours avant de retrouver les terrains. «Les Brésiliens vont entrer surmotivés sur le terrain», a promis Ronaldo.

Les clichés attachés au style de chaque équipe ont vécu. L'Allemagne, avec son mentor Joachim Löw, n'est plus seulement une machine à défendre et produit du jeu.

Et la Seleçao n'est plus l'équipe des artistes, au «jogo bonito», le beau jeu. C'est une équipe de guerriers, qui marque avec ses défenseurs David Luiz et Thiago Silva, comme face à la Colombie (2-1) en quart de finale. Thiago Silva est suspendu pour la demi-finale, et c'est son futur partenaire du Paris SG, David Luiz, qui va récupérer le brassard.

S'il marque, l'ex-joueur de Chelsea a déjà prévu, comme ses partenaires, de reproduire le geste que fait habituellement Neymar pour célébrer ses buts, façon de montrer que l'équipe pense toujours au joueur du Barça, parti se reposer en famille.

Des étincelles pour Argentine - Pays-Bas

Cette rencontre devrait produire des étincelles. La dernière fois que ces deux équipes s'étaient rencontrées en finale, c'était en 1978 et l'Argentine de Mario Kempes et Daniel Passarella l'avait emporté (3-1 a.p.) contre les Pays-Bas de Ruud Krol et Ernie Brandts.

Lionel Messi, le quadruple Ballon d'Or, sera encore au centre de tous les regards. Depuis le début du tournoi, comme l'a résumé le sélectionneur belge Marc Wilmots, c'est un «joueur extraordinaire» qui porte une «équipe ordinaire».

Dans les rangs «Oranje», il faudra surveiller, comme d'habitude, les solistes du trio Robben-Van Persie-Sneijder. Mais les Argentins guetteront aussi un autre homme, qui n'a pas une balle au pied: Louis van Gaal, coach des Néerlandais.

Depuis samedi soir, le sélectionneur au nez épaté a une nouvelle aura. Le futur coach de Manchester United a osé l'impensable, changer de gardien à la fin de la prolongation pour lancer son remplaçant, à froid, dans la séance des tirs au but. Un coup de poker gagnant puisque Tim Krul, portier de Newcastle, a arrêté deux tirs au but du Costa Rica! Avec Van Gaal, le coaching se transforme en passe décisive.

(afp)

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