Mondial 2014

14 juillet 2014 22:22; Act: 15.07.2014 08:15 Print

Fournier a vécu la naissance du coach Löw

par Grégory Beaud - Lorsque «Jogi» avait obtenu sa première chance dans un grand club, à Stuttgart lors de la saison 1996-1997, le Valaisan y jouait. Souvenirs.

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Sébastian Fournier (à gauche), avec ses anciens coéquipiers Krassimir Balakov et Fredy Bobic. (Photo: © Reuters Photographer / Reuter)

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Bien avant son sacre mondial avec l'Allemagne, Joachim Löw avait effectué ses débuts de technicien à Winterthour. Chez les juniors. Mais c'est à Stuttgart qu'il a fait ses premières armes, avec un certain Sébastien Fournier dans le vestiaire. Actuellement coach formateur à Sion, il garde un souvenir radieux de cette expérience, avec une Coupe d'Allemagne à la clé.

Sébastien Fournier, vous étiez l'un des premiers «poulains» de Joachim Löw...

C'est vrai. Il avait remplacé Rolf Fringer (ndlr: devenu sélectionneur de la Suisse) au pied levé. Cela ne devait être qu'un bref intérim. Puis on a enchaîné les victoires... Et il a terminé la saison sur le banc. Nous avons finalement joué les premiers rôles et même gagné un trophée.

Quel genre de coach était-il?

C'est un technicien avec qui j'ai eu un excellent feeling. Posé, calme et toujours très ­lucide. Il a sans cesse eu cette capacité de nous mettre en confiance. Il était très accessible. Ouvert à la discussion. C'était un plaisir de collaborer avec lui. Son principal point fort était de fédérer tout un groupe. Nous tirions tous à la même corde. Pas seulement les titulaires.

Avez-vous reconnu le technicien sur ce Mondial?

Tout à fait. On sent la même alchimie dans le groupe allemand. Et les joueurs sont interchangeables. On l'a vu avec la blessure de Khedira (ndlr: remplacé au pied levé par Kramer, qui a lui-même dû sortir après 32 minutes). Cet imprévu n'a pas eu de conséquence. Et sa gestion des attaquants était parfaite. Götze a joué titulaire au début du tournoi. Il a ensuite cédé sa place à Klose, avant de marquer le but décisif en finale. Le côté rassembleur de Löw a rendu cela possible.

Et l'homme?

Physiquement, il avait déjà cette posture caractéristique. Les mains dans les poches. Et très flegmatique. A l'époque où je l'ai côtoyé à Stuttgart, il était moins calme qu'aujourd'hui. Mais c'était sa première expérience. C'est compréhensible.

Ce passé commun vous a-t-il commué en fan allemand?

Non (Rires). J'ai regardé la finale, mais d'un point de vue technique. A part la Suisse, je n'arrive pas à soutenir qui que ce soit. Mais c'est vrai que cette victoire de l'Allemagne me fait bien plaisir pour «Jogi».

Twitter -> @GregBeaud

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