Mondial 2014

02 juillet 2014 10:05; Act: 02.07.2014 10:10 Print

La Belgique s'appuie sur trois piliers

Condition physique, flair et banc fourni: trois qualités qui semblent habiter l'équipe de Belgique, qualifiée pour les quarts de finale.

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Eden Hazard disputera les quarts de finale pour la première fois de sa carrière. Les Belges n'avaient plus été à pareille fête depuis 1986. (Photo: Keystone/AP)

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Sur les six buts inscrits par les Diables rouges au Brésil, cinq - les cinq derniers - l'ont été à la 70e minute ou après. Les deux réalisations de De Bruyne et Lukaku dans les prolongations en huitième de finale ont terminé de faire entrer la sélection de Marc Wilmots dans la catégorie des excellents finisseurs.

«Pour cela, il me faut rendre hommage et remercier tout mon staff, a insisté Wilmots. Parce que tous ses membres abattent un travail extraordinaire pour tirer le meilleur de chaque joueur.»

Notamment en matière de condition physique, irréprochable en ce qui concerne les Diables rouges. Et la prise de pouvoir progressive des Belges contre les Américains, même si ceux-ci les ont fait énormément souffrir dans les prolongations, en est un signe fort. L'avantage aussi, sans doute, d'avoir évité jusqu'à mardi les stades du Nordeste brésilien ou de Manaus et Cuiaba, les plus chauds et, donc, les plus éprouvants.

Wilmots est tout sauf étranger à ces buts tardifs: plus qu'un grand tacticien, l'ancien international sent les coups et son flair, pour l'instant, vise dans le mille. Poussive contre l'Algérie, menée au score, la Belgique l'avait finalement emporté 2-1 grâce à Fellaini et Mertens, deux hommes entrés en seconde période. «L'idée était d'épuiser les Algériens pour faire la différence en fin de patrie», avait alors osé expliquer le sélectionneur à l'issue du match.

Empêtrés dans les filets de la Russie de Capello, les Belges avaient passé l'épaule (1-0) grâce à l'inconnu Origi à la 88e. Et le jeune de Lille, 19 ans et lui aussi remplaçant au coup d'envoi, de commencer à faire de l'ombre à Lukaku... Rebelote contre la Corée du Sud (1-0), avec un Origi qui a paru plus incisif que l'attaquant d'Everton, censé être une des stars de l'équipe.

Le fait de l'avoir mis sur le banc contre les Etats-Unis et de l'introduire juste pour les prolongations, avec un assist et un but à la clé, a donc été une nouvelle très bonne idée pour Wilmots. «J'ai dit à Romelu de ne pas se faire trop de souci après notre troisième match. J'ai ajouté que ce huitième de finale pouvait être son grand jour, même s'il n'était pas titulaire. Et, pendant le match, j'ai senti que c'était son moment.»

Mais les entraîneurs peuvent avoir tout le flair du monde, rien de tout cela ne serait possible sans un effectif global de très grande qualité. Mardi, à Salvador, sur le banc étaient assis Lukaku donc, mais aussi Vermaelen (Arsenal), Mirallas (Everton) ou encore Januzaj (Manchester United). Une profondeur qui offre à Wilmots le choix pour son onze de base ainsi que des armes affûtées pour tenter d'arracher le morceau en fin de partie.

Une spécialité que maîtrisent toutefois également les Argentins. En particulier Lionel Messi. Demandez aux Suisses et aux Iraniens ce qu'ils en pensent...

(ats)

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