Mondial 2014

02 juillet 2014 19:13; Act: 02.07.2014 19:21 Print

Inler: «Nous ne sommes plus la petite Suisse»

Sera-t-il toujours le capitaine de la Suisse lors de la prochaine Coupe du monde ? Même s'il n'a pas répondu à cette question, Gökhan Inler, qui aura 34 ans en 2018, croit en l'avenir de son équipe.

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La fin de l'histoire est toujours aussi cruelle pour l'équipe de Suisse en Coupe du monde. A Sao Paulo, elle s'est inclinée 1-0 à la... 118e minute devant l'Argentine en huitième de finale. Huit ans après les penalties de Cologne face à l'Ukraine, l'issue au Brésil est également mortifiante. Même si elle a été très largement dominée, la Suisse aurait pu mériter un autre salaire. Deux occasions en or pour la Suisse, aucune pour l'Argentine! Le scénario de la première mi-temps ne fut pas celui que l'on attendait. Même si l'Albiceleste a eu la maîtrise du jeu, la Suisse aurait dû mener au score. A la 29e, sur le troisième corner suisse de la rencontre, Shaqiri réussissait un petit récital le long de la ligne de fond avant d'offrir un véritable caviar à Xhaka. L'émotion était à son comble à la fan zone de Lausanne. «On a souffert tout le match, mais il faut passer par des moments comme ça», a dit Messi, passeur décisif sur le but vainqueur (1-0 a.p.) à la 118e minute. Le match s'est joué à la 118e sur une erreur de Lichtsteiner. Le Lucernois perdait un ballon à quarante mètres de sa cage. Le contre fut imparable: accélération de Messi qui échappait au tacle de Schär pour un décalage vers Di Maria (photo) sur le flanc droit. La frappe du joueur du Real Madrid ne laissait aucune chance à Benaglio. «On ne voulait pas aller aux penalties, on voulait gagner avant la fin de la prolongation. Sur le but, d'abord j'ai cru tirer, puis j'ai vu Di Maria, je l'ai décalé et ça a marché. La chance était de notre côté, il fallait en profiter», a déclaré Messi.

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«Cette défaite (réd: 1-0 ap contre l'Argentine) doit nous servir pour 2016 et 2018, lâche le Soleurois. Mardi à Sao Paulo, nous étions prêts. Nous étions forts aussi. J'ai le sentiment que l'équipe a énormément progressé en 2014. Nous ne sommes plus la "petite" Suisse !»

Le capitaine n'oubliera jamais ce huitième de finale du 1er juillet. «D'entrée de jeu sur le terrain, j'ai senti que l'équipe était là. Que chacun allait vraiment tout donner. Nous avons tous dépassé nos limites. Je dois tirer mon chapeau à l'entraîneur. Ce n'était pas simple pour lui de se projeter dans le match après le deuil qui l'a frappé. Mais il l'a préparé d'une manière extraordinaire».

Gökhan Inler a évoqué l'«immense tristesse de perdre ce match à l'ultime seconde». «Oui, mais il reste au final le sentiment d'avoir livré mardi une performance que la Suisse n'avait pas réussie depuis longtemps», glisse-t-il. Le problème, c'est qu'il n'y a pas eu de happy end.

(ats)

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