Mondial 2014

05 juillet 2014 22:58; Act: 05.07.2014 23:16 Print

La fête argentine sur Copacabana

par Marc Fragnière, Rio de Janeiro - La température a atteint des sommets, samedi après-midi à Rio. Sur la plage de Copacabana, les supporters argentins ont entamé une fiesta qui devrait durer toute la nuit.

Sur ce sujet
Une faute?

L’Albiceleste s’est qualifiée pour les demi-finales du Mondial 2014, samedi en prenant la mesure de la Belgique 1-0, à Brasilia. A 935 km de là, des milliers d’Argentins ont chanté à la gloire des Gauchos avant, pendant et après le match, sur le sable chaud de Copacabana.

La Fifa a vu les choses en grand à Rio de Janeiro en implantant une colossale Fan Zone officielle à même la plage la plus célèbre. Mais la vraie fiesta a lieu en parallèle, de l’autre côté des palissades. Là où les vagues océaniques s’échouent avec fracas, emmenant avec elle un sentiment de fraicheur, d’espace et de liberté. Cela tombe bien car, là sur une bande de sable fin, campés entre barrières métalliques et océan, des milliers d’inconditionnels vibrent à chaque accélération de Messi et consorts.

Bataille navale

L’emplacement est idéal pour profiter de l’écran géant tout en enquillant bières et autres breuvages alcoolisés à des prix dérisoires, si proche géographiquement, mais si loin dans l’esprit des cantines officielles Fifa. Le va-et-vient discontinu des vendeurs ambulants rince généreusement des gosiers asséchés par le flot ininterrompu de chants et autres slogans. Le soleil tape durement, la farandole des Gauchos n’en a cure.

Soudain l’arbitre siffle la mi-temps. Le temps pour une grande partie de la cohorte de se précipiter dans la grande bleue. S’en suit une bataille navale d’anthologie toujours au son des formidables chants de ralliement albicelestes.

Vers un nouveau Carnaval ?

A l’issue du match, c’est l’explosion, les rangs grossis de nouveaux éléments convergeant des rues adjacentes et de la Fan Zone, le kop reprend de plus belle sa chorégraphie aquatique, laissant tout autour de lui bouteilles, et canettes vides. Les joints tournent et embaument l’atmosphère de leur fumet sucré tandis que les plus grillés des fans s’empiffrent discrètement d’une neige illégale. La party sauvage ne fait sans doute que débuter dans un mélange de réjouissante allégresse et de dérives.

Déjà, l’observateur se plaît à imaginer Copacabana, le dimanche 13 juillet, si l’Argentine et le Brésil devaient jouer le titre Mondial dans le Maracana tout proche. A n’en pas douter, la plage la plus mythique de Rio prendra des allures de Carnaval, en espérant que la fête ne tourne pas au vinaigre entre fans rivaux.

Plus de CM 2014