Rio de Janeiro

11 juillet 2014 23:29; Act: 12.07.2014 00:24 Print

Un morceau de Suisse à Rio de Janeiro

par Marc Fragnière, Rio de Janeiro - A l’avant-veille de la finale Allemagne – Argentine au Maracana, la maison suisse de Rio de Janeiro a déjà vu défiler 208 000 personnes. Une réussite.

Une faute?

Le concept de l’House of Switzerland a fait ses preuves. Après Londres 2012 et Sotchi 2014, il a été reproduit à Rio de Janeiro, en marge du Mondial. Sauf que là c’est parti pour durer : « On n’est qu’au début du programme », rappelle ainsi Grégory Evrard, qui s’occupe des relations avec le public. Car la « Baixo Suiça » (son nom en portugais) va occuper les bords du Lac Rodrigo de Freitas jusqu’aux Jeux olympiques 2016 de Rio.

« Le but recherché est la promotion de la Suisse. Le projet a été mis en collaboration avec l’ambassade, Présence suisse et Swissnex ». Alors que l’on cultive les clichés à grand renfort de cloches, une énorme luge fait office de table tandis qu’une « boule à neige » taille XL appâte le chaland. « On a un immense poster avec le Cervin et les gens peuvent se prendre en photo devant », rappelle Grégory Evrard. Même le babyfoot avec des vaches à la place des joueurs s’est couvert de « suissitude ».

Le lac et les montagnes

En fait, le site a été choisi pour ses similitudes avec les paysages helvétiques : « Le choix s’est porté sur Palaphita Kitch Lagoa parce que l’endroit rappelle des éléments très suisses ». Sise au bord d’un lac avec vue sur des montagnes, la « Baixo Suiça » ne pouvait, il est vrai, pas mieux se marier avec le paysage. Divisée en deux parties distinctes, elle propose une cuisine typique au kiosque Cantagalo surnommé aussi le chalet.

« Les Brésiliens adorent la fondue. Mais c’était compliqué d’en faire ici, alors on a opté pour la raclette. On sert aussi des röstis ou de l’émincé à la zurichoise », détaille le chargé de communication. Pour des questions de formalités douanières, les visiteurs n’ont pas le loisir de commander du vin. « Mais on a fait deux workshops gastronomiques avec notre chef Christian Züger. On y a servi du Chasselas et du Pinot noir de Bonvillars en dégustation ».

Dans l’autre partie, le Palaphite, on sert de la cuisine mixte en mariant des plats brésiliens et des plats suisses. Que ce soit au chalet ou au Palaphite, le service est lui confié aux mains locales.
L’opération séduction est un succès. « On misait sur 100 000 contacts visuels (ndlr: passants, curieux et clients) pendant le Mondial », rappelle Evrard. Si les Brésiliens sont venus en masse, le public recensé à la « Baixo Suiça » a été cosmopolite. « On a eu pas mal de visiteurs allemands, néerlandais mais aussi des Colombiens ». Et la grande majorité d’entre eux sont repartis avec un regard positif sur la Suisse. « Beaucoup se sont informés. Notre but avec ce projet était de donner une image plus accueillante du pays qui est souvent considéré comme triste et peuplé de riches à la mentalité hyper protectionniste ». Rien de tel qu’un moment de convivialité autour d'une bonne raclette pour briser les aprioris.

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