Journée de la bonne action

23 mai 2019 10:27; Act: 23.05.2019 10:27 Print

«On se rend compte à quel point notre vie est fragile»

par Patrick Stopper/ofu - Richard Benaglia, un jeune Tessinois de 20 ans, fait part de son expérience en tant que pompier volontaire à l'occasion de cette journée.

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(Photo: Davide Giordano)

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«Quand on doit intervenir sur un grave accident de la route, on se rend compte à quel point notre propre vie est fragile et à quel point il est facile de la perdre.» Richard Benaglia n'a que 20 ans, mais il a déjà vécu de nombreuses expériences difficiles. L'apprenti mécanicien de Cureglia (TI) s'engage bénévolement depuis trois ans au sein du corps des pompiers de Lugano (TI). «Je le fais pour aider mon prochain et pour rendre un service à la communauté.»

Une tradition familiale

Sa décision de venir en aide à autrui est aussi une question de famille. «C'est une passion que mon père et mon grand-père m'ont transmise. Eux aussi étaient des soldats du feu volontaires. C'est une sorte de tradition familiale.»

Flexibilité et sacrifices

Le quotidien de Richard Benaglia se divise ainsi en deux parties: son activité professionnelle en atelier et les interventions de pompiers, particulièrement lors d'incendies ou d'accidents. «Il faut se tenir à disposition au moins une ou deux fois par mois. Tous les deux mois, on doit effectuer une semaine de piquet.» Durant cette semaine-là, le jeune Tessinois doit être prêt à tout moment pour intervenir. «Il faut être flexible. Parfois, on est amené à être en intervention toute la nuit.»

L'apprenti italophone se souvient d'une soirée de l'automne dernier. Des orages s'étaient alors abattus sur la région, provoquant des inondations et des déracinements d'arbres. «On m'a appelé à la caserne vers 20h. J'ai dû intervenir jusqu'à 3h30 du matin.» Le lendemain, Richard Benaglia s'est rendu comme à son habitude à son travail. «Parfois, c'est exténuant. Mais c'est important de faire des sacrifices.»

Interrogé sur un des moments les plus difficiles auxquels il a dû faire face, il se souvient de la première fois qu'il a dû intervenir sur un grave accident de la route. Un accident où tout le monde avait survécu. «Malgré l'heureux dénouement, ça m'a beaucoup touché.»

«Ça en vaut la peine»

Une chose est sûre: Richard Benaglia n'a jamais regretté son choix. «Être pompier volontaire en vaut la peine! Même si ça demande de faire quelques concessions. On trouve toujours le temps. Et quand c'est nécessaire, je demande des jours de congé au travail au détriment de mes vacances.»