Sondage sur le «slashing»

07 février 2019 11:40; Act: 07.02.2019 11:55 Print

Un bon plan contre la routine au boulot?

Parmi nos lecteurs qui cumulent deux jobs, un tiers assure qu’il s’agit d’un choix et non d’une nécessité financière, révèle notre sondage en ligne. Notre panel masculin est plus nombreux à être dans ce cas.

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Pour 15% de nos lecteurs, le travail occupe une place capitale dans la vie. (Photo: iStock)

Une faute?

Mener en parallèle deux activités rétribuées, soit pratiquer le «slashing», est un phénomène qui gagne progressivement du terrain dans de nombreux pays, dont la Suisse. En 2017, il concernait plus de 7% des actifs, selon les chiffres de l’Office fédéral de la statistique. Même s’il est de plus en plus perçu comme un moyen de s’épanouir en tant qu’individu au cours d’une carrière, c’est malgré tout la nécessité financière qui pousse une majorité de nos lecteurs à s’y résoudre (62%), selon notre sondage «20 minutes». Il ne s’agit d’un vrai choix que pour 34% de notre panel. Pour ces derniers, le cumul de deux jobs leur permet en effet de «se sentir mieux qu’avec un seul emploi » (60%), mais aussi de «casser la routine» (26%).

On notera quelques nuances en fonction du sexe de nos internautes. Ainsi, nos lecteurs masculins sont plus nombreux que nos lectrices à avoir, pour l’une des deux casquettes, le statut d’indépendant. Les hommes sont aussi majoritairement «slasheurs» par choix et non par contrainte: 40%, contre 27% des sondées. Un constat aussi valable en fonction de l’âge de notre lectorat: chez les 30 ans et plus, 36% de ceux qui cumulent deux emplois le décident pleinement, contre 26% des plus jeunes.

On terminera avec les raisons qui prédominent chez les lecteurs n’occupant qu’un seul emploi: c’est d’abord parce qu’ils n’en ressentent pas l’envie (41%), mais aussi car ils n’en auraient de toute façon pas la possibilité (39%).

(cam)