Entomophagie

27 avril 2018 05:49; Act: 27.04.2018 07:54 Print

Les bestioles restent peu demandées

par Romain Wanner - Un an après leur arrivée dans nos assiettes, on fait le point sur les insectes comestibles.

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Le 1er mai, soit mardi prochain, cela fera tout juste une année que les grillons, criquets et vers de farine auront été légalisés en tant que denrées alimentaires dans notre pays. Malgré cela, tout le monde ne mange pas (encore?) régulièrement des insectes.

Dans la restauration, peu nombreuses sont les enseignes qui ont lancé des menus entomophages. SV Group, qui compte plus de 300 restaurants au travers de la Suisse, donne la possibilité à ses enseignes d’utiliser des produits à base d’insectes.

Mais, jusqu’ici, seules deux adresses du groupe ont sauté le pas, notamment le restaurant Géopolis, situé sur le campus de l’Université de Lausanne. A l’occasion d’une semaine durable, en mars dernier, trois menus avec des mets à base de vers de farine étaient proposés, sous la forme de falafel, dans un risotto et en burger.

A Genève, le bagel shop Three Kids avait aussi mis quelques temps une variante entomophage à sa carte: «On avait fait un bagel avec un steak aux insectes, pendant le premier mois après l’ouverture, déclare Edouard Filliol. C’était surtout pour le buzz! Je ne crois pas qu’on remettrait ça aujourd’hui, car ça n’intéressait pas assez les gens.»

Parmi les rares points de vente acquis à ces nouvelles denrées: le food truck Le Cœur Gourmand, sis à Lully, dans le canton de Genève. «On propose parfois des plats aux insectes le week-end», explique Sylvia Schibli, l’exploitante, qui vend aussi, sous la marque VerSo Good, des produits aux insectes, cuisinés par Alain Choiral, son associé.

En bref, les insectes, ça démarre encore. Malgré une présence dans certaines grandes surfaces, la demande est encore faible, un peu partout.