Respect de l'environnement, autonomie et distribution: les e-cars font l'objet de nombreuses demi-vérités. Voici quelques éclaircissements.
En 2018, 19'181 voitures purement électriques ont été immatriculées en Suisse, soit 25 fois plus qu'en l'an 2000. Mais les préjugés persistent toujours autour de ce type de véhicules. Les questions de respect de l'environnement, d'autonomie et de la distribution sont traitées plus en détail ci-après. Les moteurs à combustion ont un degré de rendement très inefficace, il se situe actuellement en moyenne entre 20 et 25%. Pour les moteurs électriques, par contre, il est de 90% et plus. Une voiture électrique nécessite donc beaucoup moins d'énergie pour parcourir la même distance qu'une voiture à moteur diesel ou à essence. L'Institut de recherche en énergie et en environnement de Heidelberg a testé le kilométrage total au-delà duquel la voiture électrique émet moins de CO2 qu'un modèle à combustion. Selon l'étude, un véhicule électrique dépasse une voiture à essence après plus de 60'000 kilomètres, un véhicule diesel après 80'000 kilomètres. Le nombre de kilomètres pouvant être parcourus par une voiture électrique avec une seule recharge de batterie dépend fortement du modèle. Les Tesla de la série S, par exemple, ont une autonomie allant jusqu'à 600 kilomètres, tandis que les modèles moins chers de Kia, Hyundai et Renault peuvent parcourir entre 250 et 300 kilomètres avec une seule recharge de batterie. La gamme de voitures électriques, mais aussi l'infrastructure de recharge sont en constante amélioration. Fin 2018, la Suisse comptait près de 5200 bornes de recharge. La part de marché des voitures électriques en Suisse à la fin de l'année dernière était de 1,7% (+0,2% par rapport à l'année précédente). C'est dans le canton de Zoug que l'on trouve la plus forte densité de véhicules électriques, avec 5,4 voitures électriques immatriculées en 2018 pour 1000 habitants.