Crise des subprimes

14 septembre 2018 11:06; Act: 14.09.2018 11:39 Print

«Le sauvetage d'UBS a été bien conçu et réalisé»

Le sauvetage d'UBS il y a dix ans, suite à la chute de Lehman Brothers, constitue une satisfaction pour l'ex-président de la BNS Jean-Pierre Roth.

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Ancien président de la BNS, Jean-Pierre Roth est aujourd'hui administrateur de Nestlé, Swatch Group ou Arab Bank Suisse (Photo: Keystone)

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«La Suisse est sortie de cette crise sans dommages pour le contribuable», a indiqué à AWP l'ancien président de la Banque nationale suisse (BNS) Jean-Pierre Roth qui dirigeait l'institut d'émission durant la crise financière de 2008. Eviter un défaut du numéro un bancaire suisse constituait une nécessité absolue, selon lui.

Le 16 octobre 2008, le Conseil fédéral, la BNS et la Commission fédérale des banques annonçaient un plan de sauvetage destiné à recapitaliser UBS et la délester de ses actifs toxiques. Le secteur bancaire et financier était alors dans la tourmente dans le sillage de la crise des subprimes, renforcée par la faillite aux Etats-Unis de Lehman Brothers, le 15 septembre.

La vente du StabFund à UBS en 2013

«Nous avions acquis la conviction que nous ne pouvions pas laisser filer (UBS) sans des conséquences extrêmement lourdes pour l'économie suisse», a souligné l'ancien banquier central.

Au moment où les menaces de défaut de la banque aux trois clés se sont concrétisées, des solutions de secours étaient déjà prêtes. Cette anticipation a permis à la Suisse de sortir de l'ornière, selon Jean-Pierre Roth. La solution de la banque de défaisance, le «StabFund», a finalement été retenue.

«L'opération a été bien construite et bien menée jusqu'à son terme», a expliqué M. Roth. Au moment de la vente du StabFund à UBS en 2013, la BNS a pu retirer un bénéfice de 3,76 milliards de francs.

Un effet de balancier

Cette stratégie ne pourrait toutefois pas être appliquée automatiquement à l'avenir. Pour Jean-Pierre Roth, chaque crise est différente et demande une solution adaptée. «La crise a créé un effet de balancier qui est peut-être allé trop loin au niveau des charges administratives», a affirmé par ailleurs l'ex-président de la BNS, commentant le renforcement de la réglementation bancaire après la crise.

Agé de 72 ans, Jean-Pierre Roth a présidé la BNS de 2001 à 2009. Il siège actuellement dans les conseils d'administration de Nestlé, de Swatch Group et du spécialiste du commerce de métaux précieux MKS (Switzerland), basé à Genève. Il est également vice-président d'Arab Bank (Switzerland).

(nxp/ats)

Les commentaires les plus populaires

  • M. A. Nadger le 14.09.2018 14:20 Report dénoncer ce commentaire

    En version longue

    "Le sauvetage d'UBS a été bien conçu et réalisé" dans l'intérêt des incapables qui ont provoqué le naufrage afin de se remplir les poches.

  • Un contribuable le 14.09.2018 17:08 Report dénoncer ce commentaire

    Pas si sur

    Je suppose quon oublie de dire UBS na pas payé impôts Pendant des années et ce manque à gagner à été compensé par les contribuables alors je trouve un peu exagéré laffirmation de ce monsieur

  • Amateur le 14.09.2018 11:55 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pathétique

    Mettez le à lAVS, on verra si il peut la sauver !!! Sauver ceux qui ont de largent, les autres, soit le peuple, il s en fout !! 71 ans et il ramasse encore dans les conseils d administration !! Il doit être du PLR !!!

Les derniers commentaires

  • CatJuice4Fish le 16.09.2018 10:51 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    mouais....

    D'où viens l'argent ? C est pas les politiciens qui les ont sortie de leurs poches... Donc c est soit passer sous des taxes soit pris sur un service destiner au peuple.... Donc, n'as rien coûter au contribuable, sa me semble un peut mal formuler.... Vous en pensser quoi ?

  • M. R. le 15.09.2018 00:59 Report dénoncer ce commentaire

    Mort annoncée

    Sauver lUBS au détriment des plusieurs dizaines de PME et PMI cest cela qui a bien été réalisé. Cette banque a coupé toutes lignes de crédit aux entreprises dû jour lendemain et obliger ces dernières à mettre la clef sous le paillasson. Personne ne dit combien de gens se sont trouvés au chômage pour sauver des fonctionnaires Plusieurs entrepreneurs ne sen sont pas remis et certains sont malheureusement à lacte irréversible

    • Jean Ris le 15.09.2018 07:38 Report dénoncer ce commentaire

      Etude à faire

      Une étude à ce sujet serait très éclairante, en effet. Mais on/ils passent sous silence ce genre de "détails". Merci pour votre commentaire intelligent et juste.

  • Sanstête le 14.09.2018 23:51 Report dénoncer ce commentaire

    Aide bénéfique

    Swissair nexiSté plus grâce à laide de !ubs. To bof to fail

  • Sanstête le 14.09.2018 23:48 Report dénoncer ce commentaire

    Aide bénéfique

    Ne pas oublier que lUBS a remercié les contribuables en déduisant des bénéfices imposables les années suivantes lesdites pertes. Nous avons tous passé à la caisse.

  • Paolo le 14.09.2018 18:36 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Des fonctionnaires

    Léconomie libérale ... laissez moi rire. La confédération à du sauvé de la ruine cette banque. Comment appelle ton des employés de la confédération ? Des fonctionnaires..... et lubs est devenue une régie de la confédération et leurs employés...des fonctionnaires ! Léconomie libérale qui fait appel à la confédération et qui le reste de lannée prône le libéralisme... Laissez moi rire. Incapable de sen sortir seule !

    • pipeau le 15.09.2018 07:30 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Paolo

      Il y a bien longtemps que les employés de la confédération ne sont plus fonctionnaires.