Finlande

04 juillet 2014 10:04; Act: 04.07.2014 11:55 Print

«Oui, Steve Jobs a pris nos emplois»

Selon le Premier ministre finlandais, Alexander Stubb, le fondateur d'Apple a fait un tort considérable à l'emploi dans le pays nordique. Ses innovations ont surpris l'industrie du pays.

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Alexander Stubb a été nommé Premier ministre fin juin avec pour mission de redresser l'économie finlandaise. (Photo: Keystone/Kimmo Brandt)

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«Nous avions deux piliers sur lesquels nous reposions: l'un était les hautes technologies avec Nokia, l'autre l'industrie papetière», a déclaré vendredi M. Stubb au quotidien économique suédois «Dagens Industri».

«Nalle Wahlroos, président de la banque suédoise Nordea, a assez bien décrit ça quand il a dit que l'iPhone avait mis K.-O. Nokia et l'iPad l'industrie du bois» (en accélérant la baisse de la demande de papier), a ajouté le Premier ministre.

«Oui, Steve Jobs a pris nos emplois. Mais c'est en train de changer. Notre filière bois se détourne lentement mais sûrement de la pâte à papier pour aller vers les énergies vertes. Notre industrie des hautes technologies se tourne vers les jeux, ce n'est plus qu'une question de matériels comme les téléphones Nokia.»

Redresser l'économie

M. Stubb a été nommé Premier ministre fin juin avec pour mission de redresser une économie qui a aligné deux années de récession en 2012 et 2013 et devrait connaître au mieux une croissance faible cette année. L'un des symboles de ces difficultés a été le déclin de l'ancien numéro un mondial des téléphones portables Nokia, qui a cédé en avril cette activité fortement déficitaire au géant américain des logiciels Microsoft.

M. Stubb, libéral et fervent partisan de l'intégration européenne, a laissé entendre qu'il ne faudrait pas attendre de redressement économique spectaculaire avec son arrivée au pouvoir.

«Nous ne devons pas entretenir l'illusion que l'Etat crée la croissance. (...) Nous pouvons faire trois choses pour la favoriser. Des réformes structurelles d'un point de vue national, libéraliser le marché intérieur européen et promouvoir le libre-échange au niveau mondial. Mais ce n'est pas moi, Premier ministre, qui peux générer de la croissance dans ce pays», a-t-il expliqué.

(ats)