Novartis

21 décembre 2011 16:57; Act: 21.12.2011 17:12 Print

16'000 signatures contre les licenciements

La pétition contre les licenciements collectifs annoncés en octobre dernier chez Novartis a fait le plein. Elle a été déposée mercredi au siège du géant pharmaceutique bâlois.

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Pour le syndicat Unia, le succès de la pétition montre l'incompréhension de la population face aux décisions prises par le groupe et vise à placer ce dernier devant ses «responsabilités sociales». (Photo: Keystone)

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«Les 16'148 signatures récoltées en moins de deux mois montre que la population est en colère. Elle ne comprend pas qu'une entreprise qui affiche des bénéfices faramineux années après années licencie massivement. Les gens ont assez de la maximisation des profits sur le dos des salariés», a lancé Manuel Wyss, d'Unia lors de la remise de la pétition à Armin Zust, responsable de Novartis Suisse, Martin Batzer, responsable Pharma Basel Operations et Hans Locher, chef du personnel de Novartis Suisse.

Pour le syndicat, l'annonce des licenciements a provoqué une onde de choc parmi les employés de Novartis et la population. «Mais une fois le premier choc passé, nous nous sommes organisés», a poursuivi Celio Rodrigues président de la représentation du personnel sous CCT de Novartis Prangins (VD). Selon les employés, la qualité des propositions qu'ils ont présentées vendredi dernier pour sauver le site de Nyon a impressionné la direction. Le personnel est persuadé que le site peut être développé et rester un centre d'excellence.

Les employés de Novartis ont remis vendredi dernier à la direction un plan réunissant des propositions détaillées confirmant que le site est viable et peut être maintenu. Les propositions permettent d'améliorer les capacités du site à hauteur d'un montant comparable aux mesures d'économies voulues par Novartis.

Novartis a annoncé le 25 octobre dernier son intention de biffer 2.000 emplois, dont 1.100 emplois en Suisse et 900 aux Etats-Unis. Environ 760 emplois à plein temps doivent disparaître à Bâle et 320 à Prangins, où le site doit fermer. Dans le canton de Vaud, le monde politique et la population se sont mobilisés contre ces licenciements.

(ap)