Economie

19 septembre 2019 17:57; Act: 19.09.2019 19:47 Print

Airbnb veut entrer en Bourse en 2020

Le site de réservations de logements a signifié son intention de rentrer en Bourse l'année prochaine.

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Airbnb a cherché à se diversifier ces dernières années, se lançant notamment dans la réservation de restaurants. (Photo: AFP)

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La plateforme Airbnb, qui a révolutionné la location de logements touristiques, a annoncé jeudi dans un communiqué son intention d'entrer en Bourse en 2020, sans donner davantage de détail.

Créée en 2008, Airbnb fait partie des «licornes», ces start-up technologiques valant plus d'un milliard de dollars avant même leur introduction en Bourse (IPO). Son arrivée prochaine sur les marchés se fera dans un contexte difficile pour ces jeunes pousses, qui bouleversent les secteurs économiques.

WeWork, qui a lancé une révolution des bureaux partagés, a en effet décidé mardi de repousser son entrée à Wall Street «d'ici à la fin de l'année», alors que la valeur de l'entreprise a fondu de plus de moitié en quelques mois, suscitant les interrogations des investisseurs.

De leur côté, les spécialistes de la réservation de voiture avec chauffeur Lyft et Uber, qui ont fait leurs baptême du feu boursier respectivement en mars et en mai, ont vu leur titre s'effondrer. Depuis leur arrivée à Wall Street, les actions des deux groupes ont dégringolé d'environ 24%.

Trop de pertes

De façon générale, les marchés s'interrogent sur le modèle économique de ces sociétés, qui alignent des pertes depuis leur création et ne parviennent toujours pas à convaincre qu'elles peuvent gagner de l'argent en dépit de lourds investissements.

Basée à San Francisco, Airbnb propose «plus de 6 millions de lieux uniques dans près de 100'000 villes et 191 pays» à travers le monde, selon le site de l'entreprise, cofondée et dirigée par Brian Chesky.

La plateforme a cherché à se diversifier ces dernières années, se lançant notamment dans la réservation de restaurants et mettant à disposition de ses utilisateurs des «expériences», où des tiers peuvent proposer des activités payantes. Son développement a suscité de nombreuses critiques, les municipalités lui reprochant de réduire l'offre de location et les hôteliers l'accusant de réduire leurs parts de marché.

(nxp/ats)