Cliniques privées

09 juin 2011 08:15; Act: 09.06.2011 08:23 Print

Augmentation de capital pour Genolier

Les actionnaires de Genolier ont accepté lors d'une assemblée générale une augmentation de capital.

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Le groupe vaudois de cliniques privées Genolier renforce sensiblement ses moyens financiers.

Réunis en assemblée générale, les actionnaires ont accepté une augmentation de capital. Ils ont aussi refusé la décharge à trois personnes pour l'exercice écoulé.

L'assemblée a approuvé mercredi d'augmenter le capital via l'émission de 2'066'867 actions nominatives au maximum, correspondant à un montant nominal de 10,3 millions de francs, a indiqué Genolier Swiss Medical Network (GSMN). L'opération permettra au groupe d'étoffer ses fonds propres et d'assurer sa croissance.

Sur proposition du conseil d'administration, les actionnaires ont refusé la décharge pour l'exercice 2010 aux ex-administrateurs Hans- Reinhard Zerkowski et Michael Schroeder, à l'origine d'un putsch contre Antoine Hubert, ainsi qu'à l'ancien directeur François Brot.

Pour rappel, le fondateur et principal actionnaire du groupe Antoine Hubert s'est associé à l'entrepreneur lyonnais Michel Reybier pour faire une offre de rachat sur GSMN, via une holding commune créée à cet effet (MRSI). La holding détient actuellement 78% de GSMN à la suite de l'OPA, dont les résultats intermédiaires définitifs doivent être publiés vendredi.

Michel Reybier élu

Les actionnaires ont aussi avalisé l'entrée de Michel Reybier au conseil d'administration. Le millionnaire français a fait fortune notamment dans la charcuterie industrielle avant de se lancer dans le secteur hôtelier (il possède entre autres le palace genevois La Réserve). Raymond Loretan reste président du conseil.

La prise de participation de GSMN dans la clinique Lindberg à Winterthour (ZH) à hauteur de 49% a également obtenu l'aval de l'assemblée. Elle devait se prononcer formellement sur ce point, en raison de l'OPA en cours.

GSMN gère sept établissements hospitaliers privés en Suisse. Sa «stratégie de croissance est axée sur l'élaboration d'un réseau national par l'acquisition de cliniques et par la restructuration de leurs opérations», relève le communiqué.

Le groupe vaudois a payé au prix fort la lutte intervenue l'été passé entre ses actionnaires. En dépit d'un chiffre d'affaires en forte hausse ( 38% à 192 millions de francs), a essuyé en 2010 une perte nette de 7,1 millions, contre un bénéfice de 3,7 millions un an plus tôt.

(ats)