Chemins de fer

07 novembre 2018 12:53; Act: 07.11.2018 15:00 Print

BLS veut supprimer 200 emplois d'ici 2023

Afin de réduire ses coûts de 10 millions, la compagnie BLS a décidé de tailler dans ses effectifs.

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La compagnie ferroviaire veut supprimer des postes de travail. (Photo: Keystone)

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La compagnie de chemins de fer du BLS prévoit de supprimer 200 emplois équivalent plein temps. Son objectif est de réduire progressivement ses coûts de 50 à 60 millions de francs par an d'ici 2023.

La compagnie ne sait pas encore comment elle va effectuer ces coupes dans ses effectifs, ni dans quelle mesure elle va devoir procéder à des licenciements, a-t-elle expliqué mercredi. Elle a relevé qu'elle a déjà ouvert le dialogue avec les syndicats pour élaborer un plan social.

«Nous sommes conscients que cette information sera source de préoccupation pour les collaborateurs et nous mettons tout en oeuvre pour pouvoir apporter des précisions d'ici février», a commenté le patron de groupe, Bernard Guillelmon, cité dans un communiqué.

Pour justifier ces mesures d'économies, BLS a avancé les exigences accrues de la clientèle et la pression sur les coûts. «Une mesure importante pour l'augmentation de la compétitivité est la mise en oeuvre d'un programme de réaménagement des processus et d'augmentation de l'efficacité afin de réduire les coûts pour la Confédération et les cantons», a écrit la compagnie.

Réactions de l'association du personnel

Pour l'association du personnel transfair la pression de la concurrence ne doit pas se répercuter sur le personnel. Elle tiendra à l'oeil la compagnie BLS lors de sa restructuration.

La concurrence forcée par la Confédération n'apporte rien au transport ferroviaire, indique à Keystone-ATS Bruno Zeller, responsable de la section transport public. Chaque entreprise ferroviaire veut être la moins chère et aspire à une diminution des coûts via des programmes d'optimisation.

Les BLS veulent être en meilleure posture financière face à leurs rivaux et à leurs clients, le canton de Berne et d'autres cantons. «Cela sera toutefois difficile à expliquer et à défendre face au personnel concerné par la suppression de postes», précise Bruno Zeller. Pour lui, «l'entreprise doit leur résister plus fermement».

Et transfair de rappeler que celle-ci doit, selon la convention collective de travail, s'engager afin de continuer à employer les collaborateurs touchés par des rationalisations, des modifications de la structure ou des mesures organisationnelles. transfair jugera BLS sur ce point.

Goût amer

Le programme d'économie des BLS a un goût amer pour le syndicat et l'association du personnel des transports. Le SEV s'oppose de manière véhémente à ce que le programme d'économie des BLS entraîne des licenciements. transfair tiendra à l'oeil la compagnie lors de sa restructuration.

Le syndicat du personnel des transports (SEV), qui parle d'un «programme radical d'économies», ouvre des négociations avec l'entreprise ferroviaire. Le projet «Best Way» se place sous le signe du gain en efficacité: en plus de la suppression de postes, il introduit également une automatisation et le contrôle des points de service et des centres de voyages.

«Les BLS non seulement biffent des places de travail, mais péjorent aussi le service public», explique la vice-présidente du SEV Barbara Spalinger. Le syndicat ne sera pas un spectateur impuissant; il s'engagera autant pour les employés que pour le service public.

(nxp/ats)