Etats-Unis

02 juillet 2014 20:52; Act: 02.07.2014 21:57 Print

BNP Paribas exprime ses «regrets»

BNP Paribas a acheté des pages de publicité dans la presse américaine mercredi.

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En février 2012, ces banques acceptent collectivement de payer cette somme pour éviter des poursuites pour saisies immobilières abusives. Ex-élève modèle de Wall Street, la banque solde en novembre 2013 des litiges liés aux instruments financiers adossés à des prêts hypothécaires à risque «subprime». Une des rares grosses banques américaines dont le siège n'est pas à New York, BofA est aussi celle qui a payé le plus lourd tribut à la crise des subprime. En janvier 2013, elle verse cette somme à l'organisme de refinancement de prêts hypothécaires Fannie Mae, à qui elle a vendu des crédits immobiliers toxiques. Le 26 mars, la deuxième banque américaine en termes d'actifs accepte de payer cette somme pour échapper à des poursuites de l'agence fédérale du financement du logement (FHFA), le régulateur du secteur et superviseur des agences de refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac. En juin 2011, la banque accepte d'indemniser un groupe d'investisseurs s'estimant lésés par ses pratiques dans l'immobilier. En mai dernier, l'établissement reconnaît avoir aidé des riches Américains à dissimuler des avoirs au fisc de leur pays. La banque britannique accepte de verser ce montant en décembre 2012 pour éviter des poursuites pour complicité dans des activités de blanchiment d'argent. En janvier dernier, la banque accepte cette amende afin d'éviter des poursuites pour avoir fermé les yeux sur les pratiques de l'escroc Bernard Madoff. En décembre 2012, la banque suisse verse cette somme pour clore des poursuites liées à la manipulation présumée du taux interbancaire Libor. L'établissement néerlandais solde ainsi en octobre 2013 des poursuites sur des manipulations supposées du Libor.

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La banque y exprime ses «regrets» et dit assumer ses responsabilités, après avoir accepté de payer une amende de 8,9 milliards de dollars (7,9 milliards de francs) pour violations d'embargos.

Cette publicité occupe une pleine page dans le New York Times et le Wall Street Journal, notamment. «Cette semaine, BNP Paribas est parvenue à un accord avec les autorités américaines relatif à des transactions impliquant des parties soumises à des sanctions américaines», écrit le directeur général Jean-Laurent Bonnafé.

«Nous avons toujours cherché à maintenir un niveau d'exigence élevé en terme de conduite, ce que nous n'avons pas réussi à faire en l'espèce. Nous le regrettons profondément», ajoute M. Bonnafé. «Les erreurs qui ont été mises en lumière au cours des enquêtes n'auraient jamais dû se produire chez BNP Paribas», promet-il.

M. Bonnafé assure que l'établissement financier a «appris sa leçon». «Les personnes impliquées ont été sanctionnées ou ont quitté le groupe. Nous avons renforcé de façon importante nos procédures et contrôles pour nous assurer que cela ne reproduise pas». Il ajoute que l'accord conclu lundi dernier «ne remet en cause ni la force ni la solidité de BNP Paribas».

Le groupe bancaire français emploie 15'000 personnes en Amérique du Nord et veut renforcer sa banque de détail et la banque d'investissement dans les prochaines années. Le directeur général termine par un mot de remerciement aux clients, aux employés, aux actionnaires et aux investisseurs pour leur «soutien» pendant une période qu'il qualifie de «difficile».

BNP Paribas s'est vu infliger une amende de 8,9 milliards de dollars aux Etats-Unis pour avoir violé des embargos américains contre le Soudan, Cuba et l'Iran entre 2002 et 2012.

(ats)