Zone euro

07 février 2019 11:32; Act: 07.02.2019 11:38 Print

Bruxelles réduit ses prévisions de croissance

La Commission européenne anticipe en 2019 un ralentissement particulièrement important en Allemagne et Italie, la France n'étant pas épargnée par le coup de frein.

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L'inquiétude est grande dans l'industrie automobile allemande. (Photo: AFP)

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La Commission européenne a fortement abaissé jeudi ses prévisions de croissance 2019 pour la zone euro, avec un ralentissement particulièrement important en Allemagne et Italie, la France n'étant pas épargnée par le coup de frein anticipé.

Pour cette année, marquée par la persistance des tensions commerciales avec les États-Unis, la Commission européenne table désormais sur une croissance de 1,3% en zone euro, contre 1,9% lors de ses prévisions d'automne publiées le 8 novembre dernier. En 2018, le produit intérieur brut (PIB) avait crû de 1,9%.

La correction est un peu moins forte pour 2020: elle prévoit maintenant une hausse de 1,6%, contre 1,7% auparavant.

Net ralentissement

Pour l'Allemagne, qui souffre du «ralentissement de sa production de voitures», Bruxelles anticipe une croissance à 1,1% en 2019, contre 1,8% lors de ses précédentes prévisions. En 2018, la croissance était de 1,5% et pour 2020, la Commission maintient sa prévision à 1,7%.

Pour l'Italie, la Commission table en 2019 sur une croissance de 0,2%, contre 1,2% le 8 novembre dernier, en soulignant notamment les «incertitudes» pesant sur «la politique budgétaire» du gouvernement populiste.

Ce serait un net ralentissement comparé à 2018, quand l'Italie avait enregistré une croissance de 1%. Pour 2020, la Commission prévoit une hausse du PIB de 0,8%, contre 1,3% auparavant.

En France, l'exécutif européen attend désormais une croissance de 1,3% en 2019, contre 1,6% lors de ses prévisions d'automne, mettant en exergue «les tensions sociales» du mouvement des «gilets jaunes» qui touchent le pays.

En 2018, le PIB hexagonal avait augmenté de 1,5%. Pour 2020, Bruxelles attend désormais une croissance de 1,5%, contre 1,6% lors des prévision d'automne.

(nxp/afp)