«Too big to fail»

27 juin 2011 22:47; Act: 27.06.2011 22:49 Print

Bruxelles va présenter ses propositions

«La Suisse a montré le chemin» en matière de banques «trop grandes pour faire faillite» («too big to fail»). La Commission présentera prochainement ses propositions en matière de fonds propres.

Une faute?

Le projet de la Commission européenne sera présenté avant la fin juillet, a expliqué Jonathan Faull, directeur général de la Direction générale «marché intérieur et services» à la Commission. Ensuite débutera la phase déterminante, puisque «on entre dans l'arène politique dure», a-t-il dit lors d'une table ronde organisée à la Mission suisse à Bruxelles.

Les Etats membres de l'UE et le parlement européen doivent en effet se prononcer sur ce projet. Pour M. Faull, c'est une tâche immense, «nous devons tout faire juste», a-t-il souligné.

Solution suisse saluée

Pour le vice-directeur de la Banque nationale suisse (BNS), Thomas Jordan, deux questions sont déterminantes: comment peut-on réduire la probabilité d'une crise ? et à quoi ressemble la solution, une fois que la crise à éclaté ?

La régulation prévue en Suisse - augmentation des fonds propres et meilleure organisation - contient «un petit nombre de mesures simples et efficaces», s'est félicité M. Jordan lors de ce débat. Elle a déjà été approuvée par le Conseil fédéral et le Conseil des Etats, le National doit encore se prononcer.

Une régulation globale est toutefois nécessaires, selon lui. Un souhait partagé par Wolf Klinz. Cet eurodéputé libéral allemand a plaidé pour que tous les acteurs puissent jouer à armes égales (»Level playing field»). L'objectif est que le secteur financier soit plus résistant et plus stable. «C'est dans notre intérêt d'aller de l'avant», a-t-il souligné.

Responsable des risques au Credit Suisse, Tobias Guldimann s'est de son côté demandé qui devrait payer en cas de «perte catastrophique». Selon lui, avec les nouvelles règles, les créanciers privés seraient impliqués et les contribuables.

(ats)