Industrie graphique

25 juillet 2018 16:57; Act: 25.07.2018 17:30 Print

Colère des imprimeurs chez Tamedia

Le personnel des imprimeries de l'éditeur zurichois, appuyé par le syndicat syndicom, réclame le retour de l'éditeur dans la CCT.

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Rassemblement devant le centre d'impression de Tamedia, à Bussigny, ce mercredi 25 juillet 2018. (Photo: Keystone)

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Des actions se sont tenues mercredi devant les centres d'impression de Bussigny (VD), Berne et Zurich pour demander à Tamedia qu'il réintègre la Convention collective de travail (CCT).

«Nous avons distribué des tracts et discuté du thème de la CCT avec le personnel qui entrait ou sortait du travail. Les employés ont symboliquement signé une convention géante», a expliqué mercredi à Keystone-ATS Angelo Zanetti, secrétaire central de syndicom. Au total, plus d'une centaine d'employés ont participé à l'événement, une quarantaine à Berne et Zurich, ainsi que 35 à Bussigny.

Il y a quelques mois, une première action s'était déroulée à l'interne. Pour la première fois mercredi, une protestation était organisée devant les trois sites d'impression de Tamedia en Suisse. Une idée des commissions du personnel, selon le syndicaliste.

Plus de CCT

Depuis 2016, le personnel n'est plus soumis à la CCT de l'industrie graphique, mais à un règlement d'entreprise qui doit être renégocié d'ici à la fin de l'année. «Il va être adapté aux souhaits de Tamedia», craint M. Zanetti. Les négociations se dérouleront avec les commissions du personnel, sans les syndicats, explique-t-il.

La convention collective représente une sécurité pour les employés. Elle règle des questions importantes comme les suppléments pour le travail en équipe, les vacances, les indemnités journalières en cas de maladie ou encore les salaires minimaux. «Qu'une entreprise comme Tamedia, qui devient presque monopolistique, ne soit pas dans la CCT, c'est un scandale», dénonce Angelo Zanetti.

Le syndicat craint notamment que l'éditeur ne réduise les suppléments pour le travail en équipe. Il en appelle à la responsabilité de Tamedia, le plus grand employeur de la branche.

En accord avec la commission du personnel, les conditions en vigueur actuellement seront prolongées jusqu'à fin avril 2019, a déclaré Tamedia à Keystone-ATS. L'éditeur veut attendre le résultat des nouvelles négociations dans le secteur.

De Ringier à Tamedia

Selon une estimation du syndicat, environ 300 personnes travailleraient dans les trois imprimeries de Tamedia, où les carnets de commandes sont pleins. Entre 100 et 120 seraient employés à Bussigny.

Ringier va fermer d'ici à la fin de l'année son imprimerie d'Adligenswil (LU). Plusieurs journaux seront repris par les imprimeries de Tamedia. «Le SonntagsBlick» sera prochainement imprimé à Berne et «Le Temps» à Bussigny, ce qui permettra de compenser en partie la disparition de la version papier du «Matin».

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • toni le 25.07.2018 18:41 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    souvenez-vous

    si vous avez pas compris l stratégie de l'éditeur c'est que vois êtes aveugles. il veut tout déplacer à Zurich.

  • Isabelle le 25.07.2018 18:56 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Tout va bien

    dans notre belle Suisse. Et pendant que l on se dechaine sur les Français on ne regarde pas trop nos problèmes.

  • André le 25.07.2018 18:28 Report dénoncer ce commentaire

    Colère légitime

    Eux chez Tamedia, ils peuvent être en colère, il navigue à vue, dans le brouillard, c'est très risqué. Soyez prudents chaque petite vague est vicieuse.

Les derniers commentaires

  • Edwin Barton le 26.07.2018 10:09 Report dénoncer ce commentaire

    Responsabilité !

    Il est important de remettre l'église au milieu du village, ainsi que les points sur les i ! Qui est le patron ? Tamedia! Qui commande ? Tamedia! Qui mérite respect et obéissance? Tamedia! Qui doit se soumettre et obéir ? Les petits employés! Voilà tout ! Les employés doivent servir leur employeur ! Si Tamedia licencie, c'est forcément parce que les employés n'ont pas fait leur boulot correctement ! Il suffit qu'ils se dénoncent entre eux pour repérer le coupable ! Gloire aux riches et aux puissants !

  • Deneuch le 26.07.2018 08:44 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Je croyais que

    tout allé pour le mieux dans notre belle Romandie. On ferait mieux de s interresser a ce qui se passe ici plutôt que de critiquer les français.

  • ...... le 26.07.2018 07:21 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    .....

    hehe et en 2016 quand ils n etaient plus soumis a la cct je parie ce que vous voulez que y en a au moins 2 qui ont dit "ça pue cette histoire, y a une truc qui va se passer"... et les autres ont repondu "mheuuuu non tu est parano"...

  • Maya le 26.07.2018 06:52 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    sélection naturelle

    Je suis désolé pour eux, mais rien d'exceptionnel pleins d'autres emplois sont réduits, la presse papier n'a plus d'avenir, actuellement utiliser certaines matières est mal vu notamment (plastique, carburant, papier, etc) ... En gros s'adapter ou disparaître. Les média maintenant c'est internet même la télévision (ancêtre d'Internet) à perdu des parts de marché. La presse papier c'est fini (trop lente et une parution par jour) l'info actuellement c'est minute par minute.

  • Paul le 26.07.2018 06:07 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Lamentable

    Voilà, voilà. Tamedia, après avoir tué la presse - par le manque de vision sur quelle place devait avoir chacun de leurs titres - veut faire la loi et mettre la pression dans leurs imprimeries.