Rétrospective

22 décembre 2015 09:39; Act: 22.12.2015 10:13 Print

De nombreux patrons ont quitté la barre en 2015

Que ce soit dans la banque, la finance ou l'industrie, des groupes ont entrepris des tournants en se séparant de directeurs parfois emblématiques.

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L'Américain Mike Mack, ex-directeur général de Syngenta, a quitté l'entreprise fin octobre et le groupe n'a toujours pas nommé de successeur. (Photo: Keystone)

Une faute?

Mis à part Credit Suisse, Adecco, Sulzer, Salt ou SGS, de nombreuses entreprises helvétiques ont vécu d'importants changements de personnes durant les douze derniers mois. Faute de résultats ou victimes de restructurations, plusieurs patrons ont quitté la barre.

Chez Zurich Insurance, le patron Martin Senn a jeté l'éponge début décembre, les objectifs du groupe n'ayant pas été atteints. Entré dix ans plus tôt à la direction de l'assureur zurichois en qualité de chef des investissements, Martin Senn avait été nommé CEO en 2010.

A défaut de personnalité idoine à l'interne, l'assureur cherche un nouveau patron hors du groupe. En attendant, le poste est repris par le président du conseil d'administration Tom de Swaan.

Le groupe d'assurances Baloise aura également un nouveau patron à partir du 1er janvier. Le Belge Gert De Winter a été nommé pour remplacer Martin Strobel, à la tête de l'assureur depuis sept années.

Kuoni, dans le rouge après neuf mois en 2015 et en pleine phase de restructuration, a désigné avec effet immédiat Zubin Karkaria comme nouveau directeur. Le manager indien a succédé à Peter Meier.

Conséquences d'OPA

Objet de plusieurs tentatives de rachat par le géant américain Monsanto, Syngenta a aussi réorganisé sa direction. Le patron du groupe agrochimique bâlois, l'Américain Mike Mack, a quitté l'entreprise fin octobre. Son successeur n'est pas encore connu.

En pleine restructuration, l'équipementier du bâtiment AFG Arbonia-Foster a vu le départ de son directeur général William Christensen avec effet immédiat en juillet. Il était en place depuis sept mois seulement.

Dans le milieu bancaire, une page s'est tournée chez Raiffeisen. Pierin Vincenz a quitté la présidence de la direction cet automne pour prendre une retraite anticipée. Il occupait le poste de directeur général de Raiffeisen depuis 1999. Patrik Gisel, vice-président de la direction, lui a succédé.

Patrons à venir

Swiss aura un nouveau patron dès février. Grand favori à la succession de Harry Hohmeister, Thomas Klühr reprendra les commandes de la compagnie aérienne appartenant à Lufthansa. Quant à Harry Hohmeister, il poursuivra sa tâche au sein de la direction du groupe allemand en dirigeant l'ensemble des hubs des compagnies régulières.

Dès avril, c'est le fabricant textile lucernois Calida qui aura un nouveau patron. Reiner Pichler, double national suisse et allemand de 53 ans, est appelé à succéder dès avril au titulaire actuel Felix Sulzberger, en poste depuis quatorze ans.

A noter encore sans être exhaustif, le départ du CEO du spécialiste américain de forages pétroliers basé à Zoug Transocean, ainsi que de ceux de Firmenich à Genève, de Bucher Industries, du groupe bancaire EFG International, du spécialiste des fonds spéculatifs Gottex, du groupe technologique saint-gallois Bühler, du groupe industriel zurichois Belimo, du conglomérat Conzzeta ou de Swiss Prime Site.

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • JP Romand le 22.12.2015 10:33 Report dénoncer ce commentaire

    Vais pas les plaindre!

    Avec combien dans les fouilles pour ces messieurs?

  • Dan le 22.12.2015 14:10 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Les stars. Et les autres?

    on ne parle naturellement pas des dizaines de "moins grands patrons" qui , grâce à la BNS ont mis la clé sous le paillasson.

  • Désappointé le 22.12.2015 17:03 Report dénoncer ce commentaire

    Pour le meilleur ou pour le pire ?

    La plupart des grands groupes suisses sont maintenant détenus par des actionnaires majoritairement étrangers. Ces actionnaires décident de confier les rênes de leur groupe à des compatriotes... et non à des Suisses. Adieu la culture d'entreprise helvétique. Tout fout le camp !

Les derniers commentaires

  • Désappointé le 22.12.2015 17:03 Report dénoncer ce commentaire

    Pour le meilleur ou pour le pire ?

    La plupart des grands groupes suisses sont maintenant détenus par des actionnaires majoritairement étrangers. Ces actionnaires décident de confier les rênes de leur groupe à des compatriotes... et non à des Suisses. Adieu la culture d'entreprise helvétique. Tout fout le camp !

  • Dan le 22.12.2015 14:10 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Les stars. Et les autres?

    on ne parle naturellement pas des dizaines de "moins grands patrons" qui , grâce à la BNS ont mis la clé sous le paillasson.

  • JP Romand le 22.12.2015 10:33 Report dénoncer ce commentaire

    Vais pas les plaindre!

    Avec combien dans les fouilles pour ces messieurs?