Espagne

21 mai 2012 10:37; Act: 21.05.2012 10:46 Print

Deuxième trimestre dans le rouge

Le gouvernement espagnol table sur un nouveau recul du PIB au deuxième trimestre. Sur l'ensemble de l'année, le PIB aura reculé de 1,7%.

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Le ministre espagnol de l'Economie, Luis de Guindos, table sur un recul du PIB de 1,7% sur l'ensemble de l'année. (Photo: Reuters)

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Selon le ministre espagnol de l'Economie Luis de Guindos, le produit intérieur brut (PIB) du pays va reculer encore au deuxième trimestre. Recul d'une ampleur «similaire» au premier, où il avait baissé de 0,3%, marquant le retour de l'Espagne en récession.

«Le deuxième trimestre aura un comportement assez similaire à celui du premier trimestre», a déclaré lundi le ministre, qui table sur un recul du PIB de 1,7% sur l'ensemble de l'année, lors d'un forum organisé par le journal «Cinco Dias».

«L'Espagne vit un moment difficile, mais (...) a un gouvernement qui sait ce qu'il doit faire», a-t-il ajouté, réitérant les objectifs de réduction de déficit auxquels s'est engagé le pays, malgré le dérapage budgétaire de 2011, finalement plus fort que prévu (8,9% au lieu de 8,51% du PIB). «Le plan d'économies adopté compense déjà ce dérapage», a assuré M. de Guindos, affirmant que Madrid atteindra comme prévu un déficit public de 5,3% en 2013 puis de 3% en 2013.

Le gouvernement espagnol a approuvé un budget 2012 d'une rigueur historique, pour récupérer 27,3 milliards d'euros entre économies et nouvelles recettes, et a demandé aux régions de couper dans leurs dépenses en matière de santé et d'éducation, pour un montant de 10 milliards par an.

Pas besoin d'aide extérieure

Alors que le pays a lancé de vastes réformes, de son secteur bancaire et de son marché du travail notamment, «nous sommes en train de poser les bases de la correction des déséquilibres de l'économie espagnole, nous posons les bases de la reprise à l'avenir», a affirmé le ministre, rejetant «le faux débat entre austérité et croissance».

Luis de Guindos a par ailleurs souligné que l'Espagne n'avait pas besoin d'«aucun type d'aide extérieure» pour assainir son secteur bancaire, qui croule sous les actifs immobiliers risqués depuis l'éclatement de la bulle. Le gouvernement vient de demander aux banques un nouvel effort de provisions de 30 milliards d'euros. «Si besoin, le Frob (fonds public d'aide au secteur, ndlr) sera là pour injecter» des fonds, a affirmé le ministre de l'Economie.

(ats)