Marchés

09 mai 2012 18:02; Act: 09.05.2012 18:23 Print

La Bourse suisse termine en baisse

La Bourse suisse a clôturé dans le rouge mercredi, sur fond de craintes à l'égard de la situation en Grèce. L'indice des valeurs vedettes Swiss Market Index (SMI) a cédé 0,70% à 5936,13 points.

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Le Swiss Leaders Index (SLI) a perdu 0,85% à 898,03 points et le Swiss Performance Index (SPI) 0,66% à 5551,38 points. En début de semaine, le SMI avait cassé la barre des 6000 points pour la première fois depuis fin janvier. Mercredi, il est passé en dessous des 5900 points en cours de séance.

Il faut dire que l'indice vedette n'est pas le seul à avoir souffert: la situation en Grèce a pesé sur l'ambiance et tiré les indices des marchés vers le bas. Avec les incertitudes ambiantes, les investisseurs ont à nouveau perdu tout goût du risque, selon des courtiers. Ils retirent les fonds placés sur des actions pour les mettre à l'abri sur des emprunts.

Le plus gros perdant du jour, parmi les blue chips, est Credit Suisse (-6,4% à 19,32 francs). Le titre était toutefois traité hors dividende de 0,75 francs. C'est tout de même la première fois depuis novembre que l'action de la grande banque repasse sous 20 francs. Le plus bas de l'an dernier était à 18,78 francs.

Net repli de Swiss Life

Après plusieurs réductions d'objectif de cours, Swiss Life a également nettement reculé, de 4,1%. L'assureur vie avait publié la veille des informations sur l'évolution des primes au premier trimestre. Aux bancaires, Julius Bär a perdu 2,4% et UBS 1,6%.

Après la publication des chiffres trimestriels, Holcim a perdu 1,6%. Les données n'ont pas suscité l'enthousiasme. Si, en comparaison de branche, le chiffre d'affaires a progressé plus nettement que celui des concurrents, la profitabilité n'a pas convaincu. La confirmation des objectifs pour 2012 et l'annonce d'un prochain programme de réduction des coûts n'ont pas impressionné.

Parmi les poids lourds, Novartis a perdu 0,9% sans information spécifique. Roche a fini inchangé et Nestlé a perdu 0,4%.

On trouve aussi de gros perdants parmi les cycliques, à l'image de Nobel Biocare (-3,7%) et Clariant (-2,5%). ABB (-0,7%) a levé des fonds pour un volume total de 2,5 milliards de dollars, pour financer le rachat de Thomas & Betts et pour les buts généraux de l'entreprise.

Logitech ( 1,6%) a terminé en nette hausse après avoir évolué en recul durant la séance. Swatch et Richemont ont gagné chacun 0,3%.

L'euro creuse ses pertes face au dollar

L'euro creusait ses pertes face au dollar mercredi, plombé par les inquiétudes croissantes sur la situation politique en Grèce, toujours sans gouvernement après les élections de dimanche qui ont vu la forte progression des partis opposés à l'austérité. Vers 18h00, l'euro valait 1,2944 dollar, contre 1,3005 dollar mardi vers 23h00, après être tombé vers 16h30 à 1,2912 dollar, un plus bas depuis le 23 janvier.

L'euro reculait également face à la devise nippone, à 103,07 yens, tombant même vers 16h25 à un plus bas depuis mi-février (102,76 yens) contre 103,84 yens mardi soir. Le dollar aussi baissait face au yen, à 79,58 yens contre 79,84 yens mardi, tombant même vers 13h35 à 79,43 yens, un plus bas depuis le 20 février.

Vers 18h15, l'euro restait stable face au franc à 1,2012. La livre britannique montait face à l'euro à 80,26 pence pour un euro, grimpant même brièvement à 80,23 pence, un plus haut depuis novembre 2008. La livre sterling baissait face au billet vert à 1,6126 dollar.

Grande nervosité

«Un spectre hante le marché», observaient les analystes de Commerzbank, celui de la situation grecque et des risques de sortie du pays de l'Union monétaire. Les investisseurs faisaient preuve d'une grande nervosité provoquée par la situation politique en Grèce, trois jours après la tenue d'élections législatives qui ont vu les électeurs sanctionner lourdement les deux partis gouvernementaux sortants, qui avaient accepté d'imposer au pays une austérité considérable réclamée par les marchés et par les bailleurs de fonds du pays.

La Grèce semblait mercredi être dans l'impossibilité de former un gouvernement, s'acheminant vers un nouveau scrutin, faisant craindre le pire aux investisseurs pour l'avenir du pays et de la zone euro.

(ats)