Transport

11 avril 2019 13:03; Act: 11.04.2019 16:41 Print

La Suisse va s'emparer des taxis volants Seabubbles

L'entreprise française, qui a mis au point des bateaux-taxis survolant l'eau, va passer en mains suisses. Sa production va débuter en juillet.

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L'embarcation, de la taille d'une voiture familiale, peut transporter quatre personnes et un pilote. (Photo: Keystone)

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Seabubbles, jeune pousse française lancée en 2016, va passer en mains suisses, après le rachat de 100% de son capital par une holding helvétique. L'entreprise, qui a mis au point des bateaux-taxis survolant l'eau, compte ainsi financer le démarrage d'une production industrielle en juillet et le lancement depuis la Suisse d'un projet de bus volant, le «Flybus».

Seabubbles se positionne sur le marché des transports collectifs et propres sur l'eau. L'embarcation, de la taille d'une voiture familiale, peut transporter quatre personnes et un pilote. Elle avance au moyen d'un moteur électrique.

En prenant de la vitesse, le bateau s'affranchit du principe d'Archimède et navigue sur de fines lames - les foils - sans créer de vague. Par rapport à une embarcation équivalente à moteur électrique, la consommation est inférieure de 30 à 40%, selon les concepteurs.

Les liens entre le navigateur français Alain Thébault - l'un des deux fondateurs de Seabubbles avec le véliplanchiste suédois Anders Bringdal - et la Suisse sont «émotionnels» et établis de longue date. «J'ai été un modeste moniteur à l'école de voile de Vidy (Lausanne) quand j'avais 20 ans», a expliqué à AWP M. Thébault.

Le cabinet Berney Associés planche sur la constitution d'une holding suisse qui rachètera Seabubbles dans les semaines à venir «pour un montant de plusieurs dizaines de millions d'euros», selon Alain Thébault, qui n'a pas souhaité donner plus de détail.

Coûts élevés

Les deux cofondateurs de Seabubbles resteront aux commandes de leur société. Le siège social de Seabubbles doit demeurer en France, tout comme les huit employés.

Les cinq premiers prototypes de Seabubbles ont été construits en 2017 par la société lausannoise Décision, spécialisée dans le développement et le prototypage de solutions composites complexes. «Nous ne pouvions pas continuer à produire en Suisse, de manière industrielle, en raison des coûts de main d'oeuvre», a précisé Alain Thébault.

A compter de juillet, un Seabubble par semaine sortira de l'usine Cobra en Thaïlande, un fabricant de composites destinés principalement au marché des sports nautiques. «Notre carnet de commandes est déjà plein pour l'année 2019». Quatre bateaux-taxis ont été achetés par la compagnie Baja Ferries de Miami (Etats-Unis), et dix autres par un groupement d'hôteliers de luxe français.

Le prix catalogue pour un véhicule est de 200'000 euros (226'000 francs), mais Alain Thébault compte le rendre plus accessible au fur et à mesure de la hausse de la production.

En Suisse, plusieurs communes du bord du lac Léman et de Zurich ont exprimé un intérêt. Dans le canton de Genève, Anières et Bellevue, établies sur des rives opposées, envisagent ainsi d'être reliées par Seabubbles. Le temps de parcours serait alors de 4 à 6 minutes, contre plus d'une heure par voiture, aux heures de pointe.

Un bus qui vole

La holding suisse en cours de création doit également s'engager à investir «plusieurs autres dizaines de millions d'euros» dans le développement de bus volants, les Flybus, selon Alain Thébault.

L'engin, dont la conception doit être finalisée avant l'été, pourra transporter jusqu'à une trentaine de passagers, en ayant recours à la même technologie que les Seabubbles. Pour ce faire, les fondateurs de la jeune pousse française envisagent la création de deux coentreprises sur sol suisse. L'une avec un investisseur suisse, l'autre avec un investisseur chinois.

Les premiers prototypes du Flybus devraient naviguer d'ici 2020, en Suisse et aux Etats-Unis, où l'autorité de transports publics de Miami envisage la mise en service de 26 lignes de Flybus.

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • Pluche le 11.04.2019 15:15 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    "Toujours mieux"

    Encore une invention d' ENFER.... Non polluante je l'espère...

  • tony bennet le 11.04.2019 14:54 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    wait and...sea

    ben oui, faut du traffic partout....et comme les possons n,'ont pas de voix....

  • Jean le 11.04.2019 14:22 Report dénoncer ce commentaire

    La richesse locale

    Des employés français dans une boîte en France et un canton Suisse qui achète leur bidule. Pourquoi pas investir dans des entreprises qui créent de la valeur localement?

Les derniers commentaires

  • locuTrice le 11.04.2019 21:29 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    À quoi bon?!

    Taxis volants?? sur l'eau?!?!? et le bateau c'est une fusée volante?!?! faut arrêter!!! pour ce qui est de Genève: pourquoi ne pas élargir, améliorer, innover le réseaux, l'offre des Mouettes Genevoise? qui fonctionnent depuis fort longtemps. Renforçons les entités établis, grandissons ensemble et non au détriment d'autrui. Le trafic lacustre du Léman est déja bien occupé: les grands hôtels disposent de leurs embarcations privées, les particuliers aussi, la CGN, les Mouettes Genevoises, les écoles nautiques, les embarcations touristico-récréatives de tous types... alors je me demande tout simplement: à quoi bon?! Sans parler du bien-être de la faune et la flore, et encore moins de la pollution visuelle et sonore que représentent ces oeufs volants. Pour finir passons à la caisse: je saluerais une fois de plus la médiocrité de cette dite "vitale" délocalisation, d'une entreprise "bussinessement" locale, après tout!!

  • Daniel B le 11.04.2019 18:38 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    C'est quoi la cohérence ?

    On interdit les jets ski et autres véhicules à turbine comme les véhicules amphibie sur le lac même si ils sont électrique, mais on a une entreprise suisse qui rachète une entreprise française pour faire des Taxis à moteur sur l'eau on veut les vendre ou à Londres ? Paris? Venise? Préserver la faune aquatique chez nous la détruire chez les autres? Elle est où la cohérence? Respectez cette planète y'a pas de terre B

  • Squizz le 11.04.2019 18:17 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    bizarre

    Je vois Maudet sur la photo avec ses compatriotes français , je pense qu'il serait bien d'investiguer comment a ete délivrée l'autorisation de naviguer....

  • Klaus le 11.04.2019 18:11 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Foutage de gu.....

    Et qui derrière la holding "Suisse" ? Certainement des français....avec une marionnette Suisse catapultée "président du conseil d'administration" pour faire joli dans le paysage..

  • retour à la maison le 11.04.2019 18:08 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    anti frontals

    on va faire venir du frontals par Taxis volants maintenant. pfff