Industrie

18 juillet 2019 08:04; Act: 18.07.2019 08:04 Print

La conjoncture plombe Georg Fischer

Le premier semestre du groupe industriel schaffhousois Georg Fischer a été pénalisé par le ralentissement conjoncturel.

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Mauvais premier semestre pour Georg Fischer. (Photo: Keystone/archive/photo d'illustration)

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Affichant des ventes et des commandes en repli, le groupe Georg Fischer a dégagé un bénéfice net après minoritaires de 101 millions de francs, amputé de pas loin d'un tiers sur un an.

Entre janvier et fin juin, le chiffre d'affaires s'est contracté de 20,1% à 1,915 milliard de francs, a indiqué jeudi le groupe établi à Schaffhouse.

Le tassement, reflet d'un environnement économique devenu difficile en raison des incertitudes géopolitiques, du conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine, des tensions au Moyen-Orient et du Brexit, illustre également la cession des deux fonderies de Singen et Mettmann, en Allemagne, à fin 2018, explique Georg Fischer (GF).

Performance moins bonne qu'attendu

Considéré au niveau organique, le chiffre d'affaires du groupe industriel actif notamment dans les composants en acier pour l'industrie automobile, les systèmes de tuyauteries et les machines-outils s'est tassé de 5,5%. Les entrées de commandes se sont également nettement repliées passant sur la période sous revue de 2,41 à 1,92 milliard.

Le résultat d'exploitation avant intérêts et impôts (Ebit), lequel comprend des charges exceptionnelles de 14 millions de francs, a pour sa part dégringolé de 26,4% à 139 millions de francs. La marge Ebit s'est inscrite à 8%, contre 8,7% douze mois auparavant.

La performance s'est révélée inférieure à la moyenne des attentes des analystes. Sondés par l'agence AWP, ces derniers avaient anticipé un chiffre d'affaires de 1,95 milliard de francs, un Ebit de 167 millions et un bénéfice net après minoritaires de 121 millions.

Coûts exceptionnels

Dans le cadre de sa stratégie de réduction de sa dépendance envers l'industrie automobile, laquelle a vu sa production fléchir ces derniers mois, GF prévoit de céder une nouvelle fonderie à savoir celle de Herzogenburg, en Autriche. Le désinvestissement devrait être finalisé avant la fin du 2e semestre. Le groupe veut aussi relocaliser quelque 300 emplois de son site allemand de Werdohl vers ceux situés en Autriche et en Roumanie.

Ces ajustements structurels ne resteront pas sans effet sur le bénéfice net de l'ensemble de l'année en cours ainsi que celui de l'an prochain, GF prévoyant de passer à ce titre des charges uniques de 65 millions de francs, dont 48 millions en 2019. Pour le reste, le ralentissement conjoncturel et la baisse de la production automobile continueront de peser sur la demande, en particulier en Chine, prévoit le groupe du Nord de la Suisse.

L'entreprise table sur un marge Ebit ajusté des charges uniques de 8% pour l'ensemble de 2019. Pour 2020, elle maintient ses objectifs.

(nxp/ats)