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16 septembre 2015 22:19; Act: 17.09.2015 07:54 Print

La start-up Blablacar lève 200 millions de dollars

La société de covoiturage, fondée en 2006, entend utiliser ces fonds pour développer son expansion internationale. L'Asie et l'Amérique latine sont dans son viseur.

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Photo d'archives. (Photo: Keystone)

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Le champion français du covoiturage Blablacar a annoncé jeudi avoir levé 200 millions de dollars (196,5 millions de francs), un montant record pour une jeune pousse hexagonale, qui la valorise à 1,6 milliard de dollars (1,57 milliard de francs) et la classe dans le club très fermé des «licornes».

«On se rend compte que l'on crée une demande et qu'il y a un appétit pour Blablacar qui est incroyable. Il faut accélérer cette croissance et on ne veut pas se retrouver contraints par manque de financements», a déclaré à l'AFP Nicolas Brusson, directeur général et cofondateur de BlaBlaCar.

La somme collectée, auprès notamment des fonds d'investissement américains Insight Venture Partners et Lead Edge Capital, dépasse le record de 100 millions d'euros (110 millions de francs) établi par la start-up toulousaine Sigfox en février dernier. L'arrivée de ces nouveaux capitaux devrait permettre à Blablacar d'appuyer encore plus fort sur l'accélérateur et poursuivre son expansion internationale.

Présente dans 19 pays

Créée en 2006 sous le nom de «covoiturage.com», la jeune pousse basée à Paris revendique déjà plus de 20 millions de membres dans 19 pays, «sur trois continents».

Son système consiste à mettre en relation des automobilistes proposant un trajet et des voyageurs, une partie de la somme revenant au site jouant le rôle d'intermédiaire. Les coûts du trajets, essence et péages, sont partagés entre les passagers.

Parti à la chasse des pays émergents comme la Russie, la Turquie l'Inde ou le Mexique, après avoir consolidé son règne en Europe, Blablacar vise désormais, dès «début décembre», le Brésil puis l'ensemble de l'Amérique latine.

Cap sur l'Asie

«A partir de 2016, on va vraiment mettre les voiles vers l'Asie», ambitionne Nicolas Brusson, qui commencer à regarder des marchés comme la Chine («même si c'est compliqué») ou encore le Japon, la Corée du Sud et l'Indonésie.

«Aujourd'hui quand on voit comment on marche en Russie, en Turquie, en Inde ou en Europe, je me dis qu'il n'y a pas vraiment de raisons pour que cela ne soit pas le cas en Asie», espère-t-il.

(nxp/afp)