Bourses européennes

04 octobre 2011 09:46; Act: 04.10.2011 23:08 Print

Le SMI boucle dans le rouge

L'absence d'avancées sur le dossier grec continuait à faire chuter les Bourses européennes mardi, toutes les places ayant ouvert en baisse. La Bourse suisse a terminé dans le rouge.

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La Bourse suisse a fini dans le rouge mardi, à l'issue d'une séance assez volatile. Les marchés financiers ont souffert de l'annonce du report au plus tôt en novembre du versement d'une nouvelle tranche d'aide à la Grèce.

Dans cet environnement, le SMI a fini en baisse de 0,93% à 5444,55 points. Le SLI a perdu 1,22% à 802,12 points et le SPI 1,11% à 4914,82 points.

La situation en Grèce entraîne de grandes tensions sur la branche financière européenne. Dans l'ensemble, la situation est similaire à celle qui régnait avant la faillite de Lehman Brothers, il y a trois ans, ont relevé des courtiers. La menace d'insolvabilité de la banque franco-belge Dexia et l'annonce par la Deutsche Bank d'une réduction de ses objectifs pour 2011 ont aussi pesé.

Les plus gros perdants du jour se trouvent parmi les cycliques: Transocean a chuté de 6,3%, ABB a perdu 3,4%, Adecco 2,6% et Sonova 2,9%. Holcim a en revanche gagné 0,5%, passant dans le vert en seconde partie de séance après avoir d'abord reculé dans le sillage de la forte baisse du titre de son concurrent mexicain Cemex.

Aux financières, CS a perdu 3,5%, Julius Bär 2,7%. Aux assurances, Bâloise a reculé de 2,6%, Swiss Life de 3,1%, ZFS de 2,5%, alors que Swiss Re a gagné un petit 0,1%.

UBS a fini en hausse de 1,4%. La grande banque a annoncé prévoir un léger bénéfice pour le 3e trimestre, malgré la fraude d'un de ses traders à Londres. La nouvelle a été bien accueillie, mais les experts ont relevé que la banque doit encore éclaircir bien des questions.

Parmi les autres rares gagnants du jour se trouvent Logitech ( 2,2%) et Swatch ( 1,3%). Les poids lourds défensifs Novartis (- 1,0%), Roche (-0,5%) et Nestlé (-0,1%) ont plus ou moins joué leur rôle modérateur.

En Europe, les bourses sont secouées

Les Bourses européennes ont accentué mardi leur plongeon, victimes des craintes d'une faillite de la Grèce et d'une nouvelle chute des valeurs bancaires. Les pertes des marchés européens ont été encore plus lourdes que la veille.

Paris a perdu 2,61%, Francfort 2,98%, Londres 2,58% et Milan 2,72% à la clôture. La Bourse d'Athènes s'est effondrée avec un recul de 6,28%, tombant à son plus bas niveau depuis 18 ans. La Bourse suisse a elle vu son indice SMI perdre 0,93%.

Quant aux indices de la Bourse de New York, ils évoluaient en ordre dispersé à la mi-séance, peinant à rebondir: le Dow Jones perdait 0,95% mais le Nasdaq gagnait 0,85%.

Les marchés redoutent plus que jamais une aggravation de la crise de la dette grecque et son extension en zone euro. Réunis à Luxembourg, les ministres des finances de la zone euro ont décidé lundi soir de reporter à nouveau les décisions concernant un prêt crucial à la Grèce pour éviter sa faillite. Ils ont demandé à Athènes des efforts budgétaires supplémentaires.

«Les responsables européens ont une fois de plus été incapables, malgré l'urgence, de prendre des mesures concrètes, se contentant de simples réflexions», a commenté un analyste parisien sous couvert d'anonymat.

Autre motif d'inquiétudes pour les investisseurs, la participation du secteur privé, essentiellement des banques, au deuxième plan d'aide à Athènes devrait être revue à la hausse afin de tenir compte de la dégradation de l'économie et des marchés européens.

Les craintes d'un retour en récession restent également très vives, en Europe comme aux Etats-Unis. Standard & Poor's a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour la zone euro, à 1,1% en 2012 contre 1,5% jusque-là.

De son côté l'euro a continué à pâtir de la crise de la dette. La devise européenne est restée très faible, oscillant autour de 1,32 dollar, après avoir atteint son plus bas niveau depuis neuf mois face au billet vert et depuis dix ans face au yen.

(ats)