Listes Falciani

16 juillet 2014 21:39; Act: 16.07.2014 22:06 Print

Le fisc britannique a déjà récupéré 207 millions

Les listes d'évadés fiscaux en Suisse livrées au fisc britannique par l'ex-informaticien de la banque HSBC Hervé Falciani commencent à porter leurs fruits.

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Interrogée par un comité parlementaire de la Chambre des Communes, Lin Homer, la chef du HM Revenue and Customs, le fisc britannique, a indiqué avoir jusqu'à présent «récupéré 135 millions de livres mais nous n'avons pas fini».

Selon la présidente de ce comité parlementaire, Margaret Hodge, les autorités fiscales françaises ont récupéré 188 millions de livres (288 millions de francs) tandis que le fisc espagnol en a récupéré 220 millions (339 millions de francs) en poursuivant des personnes pratiquant l'évasion fiscale.

«Nous avons poursuivi une personne qui a été condamnée à payer des amendes et des compensations pour un montant total de 830'000 livres en 2012», a précisé Lin Homer. Elle a ajouté que 13 enquêtes étaient actuellement en cours. «Nous cherchons également (...) à obtenir des accords de divulgation volontaire», a-t-elle indiqué.

Détail de près de 7000 comptes

Selon le directeur général du département des impôts des sociétés du HMRC, Jim Harra, le Royaume-Uni a reçu le détail de 6800 comptes bancaires présents sur les listes Falciani et détenus par des particuliers, des sociétés ou des trusts.

Ces comptes étaient liés à près de 5000 adresses au Royaume-Uni et les données étaient suffisantes pour poursuivre jusqu'à 3800 contribuables, a-t-il détaillé.

L'ancien informaticien de la banque HSBC à Genève Hervé Falciani a révélé en 2008 des fichiers permettant de découvrir des milliers d'évadés fiscaux dans le monde, ce qui lui vaut d'être poursuivi pour «vol» en Suisse. Il s'est réfugié en Espagne où il travaille avec l'administration fiscale.

Les justices de plusieurs pays européens dont la France, la Belgique et l'Espagne soupçonnent la filiale suisse du géant britannique HSBC, l'une des cinq premières banques du monde, d'avoir mis en place une industrie de l'évasion fiscale à coups de sociétés écrans dans les paradis fiscaux.

(ats/afp)