Scandale du Libor

09 janvier 2013 16:21; Act: 09.01.2013 16:37 Print

Le secteur a été «trop arrogant» et «doit changer»

Le chef de la banque d'investissement d'UBS, Andrea Orcel, a promis devant un commission parlementaire britannique de faire le ménage au sein de l'établissement.

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La commission parlementaire britannique en charge de la réglementation bancaire a auditionné Andrea Orcel mercredi.

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Le secteur bancaire «doit changer» après avoir été «trop arrogant», a reconnu mercredi le patron de la branche investissements de la banque suisse qui vient d'être condamnée lourdement dans le scandale du Libor et qui, selon lui, doit encore «éradiquer» certains éléments «négatifs» de sa culture d'entreprise.

«Nous avons tous été probablement trop arrogants, trop convaincus que les choses étaient correctes telles qu'elles étaient. Je pense que le secteur doit changer», a déclaré Andrea Orcel devant la commission parlementaire britannique mise en place l'été dernier après l'éclatement de l'affaire de la manipulation du taux interbancaire Libor.

«UBS, comme d'autres groupes, n'avait pas une culture uniforme car au cours de la dernière décennie, elle s'est développée, a embauché dans de multiples groupes, a acheté» des sociétés, a rappelé M. Orcel qui est à la tête de la branche banque d'investissements d'UBS depuis novembre dernier.

Mais «il y a certainement des éléments de nos cultures qui sont négatifs et que nous devons éradiquer. Nous sommes en train de les éradiquer», a-t-il affirmé.

Rétablir l'honneur et la réputation

M. Orcel a assuré que la direction d'UBS était «focalisée sur le rétablissement de l'honneur et de la réputation que le groupe avait dans le passé».

«Je suis convaincu que nous avons fait beaucoup de progrès» mais «je suis aussi convaincu que nous avons encore beaucoup à faire», a-t-il noté.

La banque suisse a été condamnée fin décembre à payer une amende record de 1,5 milliard de dollars aux autorités britannique et américaine pour avoir manipulé le taux interbancaire Libor, central dans le monde de la finance car il conditionne plus de 300'000 milliards de dollars de produits financiers.

Le scandale du Libor avait éclaté fin juin lorsque la banque britannique Barclays a révélé qu'elle allait payer 290 millions de livres pour mettre fin à des enquêtes des régulateurs bancaires britannique et américain sur des manipulations du Libor et de son équivalent européen Euribor.

(afp)