Politique monétaire

16 juin 2011 10:06; Act: 16.06.2011 11:03 Print

Le taux directeur inchangé

Comme attendu, la politique monétaire de la Suisse ne change pas.

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Bien que la reprise de la conjoncture à l'échelle mondiale se poursuive et que l'économie suisse soit toujours plus productive, les risques d'un ralentissement prédominent toujours. Dans ce contexte, la Banque nationale suisse (BNS) a décidé de maintenir sa politique monétaire expansionniste.

Dans un communiqué publié jeudi, la banque centrale explique que le problème de la dette dans les pays à la périphérie de la zone euro joue un rôle important dans les risques qui pèsent sur l'économie mondiale. Face à des déficits élevés, plusieurs pays sont en outre contraints de prendre des mesures de consolidation budgétaire.

Parmi les autres facteurs de risques figurent le renchérissement des matières premières à l'échelle mondiale, la fermeté du franc suisse et la menace de surchauffe dans le secteur immobilier suisse. Pour l'heure toutefois, l'économie helvétique continue à bénéficier d'une demande internationale robuste et utilise de mieux en mieux ses capacités de production, relativise la BNS.

Elle maintient en conséquence sa prévision de croissance pour 2011 à 2%. Mardi, le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) a évalué le taux de croissance pour l'année en cours à 2,1% et pour l'année prochaine à 1,5%.

Pour ce qui est de l'inflation cette année, la BNS prévoit un taux supérieur (0,9%) à celui pronostiqué en mars (0,8%). La banque centrale se fonde sur l'hypothèse d'une hausse du prix du pétrole et d'une légère augmentation des prix à l'importation.

Pour autant que son taux directeur, le Libor à trois mois, soit maintenu constant à 0,25%, la BNS table sur un renchérissement de 1% pour 2012 et de 1,7% pour 2013. Des prévisions légèrement revues à la baisse par rapport aux précédentes en raison du raffermissement du franc et du léger affaiblissement de la croissance au niveau international.

La BNS s'attend toutefois à ce que l'inflation marque une accélération dès 2014 et dépasse la limite des 2%. Dans cette perspective, elle prévient qu'elle ne pourra pas maintenir sa politique monétaire expansionniste sans menacer la stabilité des prix à long terme.

(ats)