Lindt & Sprüngli

14 juillet 2014 10:50; Act: 14.07.2014 10:58 Print

Les pralinés de «Forrest Gump» deviennent suisses

Lindt & Sprüngli accélère son rythme d'expansion. Le chocolatier zurichois reprend la société américaine Russell Stover Candies, pour un montant non dévoilé.

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En reprenant la société amércaine Russel Stover Candies, le chocolatier zurichois, Lindt & Sprüngli, va devenir le numéro trois du chocolat en Amérique du Nord. Russell Stover, société basée à Kansas City, a été fondée en 1923 et s'est rapidement centrée sur la fabrication de boîtes-cadeaux de pralinés de haute qualité. En 1993, l'entreprise américaine a repris la marque Whitman's, qui figure au nombre des plus anciennes marques de chocolat américaines, a indiqué lundi Lindt dans un communiqué.

Cette acquisition est la plus importante sur le plan stratégique dans l'histoire de l'entreprise, souligne le fabricant zurichois. Lindt & Sprüngli sera présent sur le territoire américain avec les marques Lindt, Ghirardelli, Russell Stover et Whitman's.

Russell Stover est devenu mondialement célèbre grâce au film «Forrest Gump», avec l'acteur Tom Hanks dans le rôle-titre. Dans ce long-métrage, sorti en 1994, le personnage de Forrest Gump est assis sur un banc dans un parc et médite sur la vie en mangeant les fameux pralinés.

Forte augmentation

Au cours des deux dernières décennies, les ventes de Lindt & Sprüngli en Amérique du Nord ont considérablement augmenté. En 1992, la société y réalisait un chiffre d'affaires de 30 millions de francs. Suite à cette acquisition, le chocolatier espère dépasser en 2015 le cap des 1,5 milliard de dollars (1,34 milliard de francs) de chiffre d'affaires.

Lindt & Sprüngli a par ailleurs communiqué certains chiffres pour le premier semestre. Le fabricant zurichois a enregistré une croissance organique de 9,2% en monnaies locales. Le chiffre d'affaires est lui ressorti à 1,2 milliards de francs, soit une hausse de 6%.

Pour l'ensemble de l'année, le chocolatier maintient ses objectifs stratégiques. Il table sur une croissance organique du chiffre d'affaires de 6 à 8% et sur une augmentation de la marge EBIT de 20 à 40 points de base.

(ats)